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Vendredi 3 septembre 2010 St Grégoire

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Les grands principes du shintoïsme

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Initiation au shintoïsme

Le shintoïsme est une religion japonaise qui compte plus de 36 millions de fidèles. Le shintoïsme coexiste au Japon avec d’autres courants religieux. Ces derniers l'ont parfois influencé, notamment le confucianisme, le bouddhisme ou encore le taoïsme. Mais le shintoïsme, à la différence de ceux-ci, est une religion d’origine autochtone.

Une religion fondée sur le rapport à la nature

Dans le shintoïsme, la nature tout entière est une manifestation du divin. Le positif découle de la pureté et de l'harmonie, le négatif coïncide avec l'impureté. Le croyant se doit donc de rechercher la pureté intérieure pour vivre en harmonie avec la nature et préserver l'ordre naturel. Il doit vénérer la nature et les esprits qui l'habitent.

Les fondements du shintoïsme

Les sectes shintoïstes (250-400)

À côté du shintoïsme religion d'état (Jinja Shinto), il existe treize grandes sectes shintoïstes qui existaient déjà à la fin du XIXe siècle et une centaine de sous-sectes récentes. Certaines n'ont rien en commun avec le shintoïsme, mais sont désignées ainsi parce qu'elles ne sont ni bouddhistes ni chrétiennes. Le shintoïsme de ces sectes (Shûha Shinto) représente environ 12 millions de personnes.
L'existence des kamis est l'élément fondamental du shintoïsme. Cette croyance remonte très loin dans l'histoire du Japon dont les habitants étaient animistes.
  • Les kamis sont les esprits présents dans toute chose : le terre, le ciel, les animaux, les végétaux, les minéraux mais aussi les ancêtres. À travers eux, c'est la puissance et les caprices de la nature que les croyants tentent d'apprivoiser.
  • Il existe de très nombreux kamis, différents dans chaque ville et village. Certains lieux sont sacrés et considérés comme des kamis, par exemple, certaines cascades. Le mont Fuji, en plus d'être le symbole de la nation japonaise, est considéré ainsi comme un kami.
On ne vénère pas à proprement parler les kamis, mais on s'assure de leur protection et de leur bienveillance. On prend garde de ne pas les froisser car tous les kamis peuvent être – comme la nature – à la fois bons et mauvais. Si on vexe un kami, il faut procéder à des rites de purification pour que l'ordre des choses soit rétabli.

La mythologie shintoïste

Le sanctuaire shintoïste d'IseLe sanctuaire d'Ise dédié à Amaterasu, existe depuis l'an 478. Le shintai (objet dans lequel s'incarne la divinité) qu'il abrite est le Miroir Sacré de la Justice éclairée. Tous les vingt ans, par souci de pureté, on démonte entièrement cette petite bâtisse pour la reconstruire.

Le sanctuaire shintoïste d'IseLe sanctuaire d'Ise dédié à Amaterasu, existe depuis l'an 478. Le shintai (objet dans lequel s'incarne la divinité) qu'il abrite est le Miroir Sacré de la Justice éclairée. Tous les vingt ans, par souci de pureté, on démonte entièrement cette petite bâtisse pour la reconstruire.

Les traditions, coutumes et légendes du Japon établissent une mythologie, qui légitime le pouvoir des empereurs japonais.

Deux divinités, Izanagi et Izanami, sa sœur, ont créé le monde constitué de toutes les divinités de la nature, notamment Amaterasu (déesse du Soleil), Tsukiyoni (dieu de la lune) et Susanoo (dieu de la tempête). Ninigi, le petit fils d'Amaterasu, est à l'origine de la lignée des empereurs qui sont les seuls kamis incarnés en humains.

En témoignage de leur divinité, les empereurs détiennent trois objets apportés sur terre par Amaterasu, les « trois trésors sacrés ». Cette mythologie a été mise par écrit en 712, à la demande de l'empereur dans un ouvrage appelé le Kojiki. Un autre livre rédigé huit ans plus tard, le Nihon-shoki, reprend les mêmes thèmes et insiste sur l'origine divine des empereurs.

Le pouvoir impérial s'impose aux shoguns en 1868. Le shintoïsme devient alors la religion officielle de l'état japonais en 1871.
En 1945, après la Seconde Guerre mondiale, l'empereur Hirohito doit renoncer à se prétendre d'origine divine, perd la plupart de ses pouvoirs politiques et le shintoïsme rejoint la sphère privée.

Le culte shintoïste

Shintoisme et Bouddhisme (250-400)

On peut considérer qu'au Japon, shintoïsme et bouddhisme exercent une influence d'égale importance, d'autant qu'ils ne s'excluent pas l'un l'autre : la plupart des Japonais sont à la fois shintoïstes (pour les grands événements de la vie comme naissance, mariage…) et bouddhistes (pour la mort et le culte des ancêtres).

Ce qui caractérise le culte shinto, c'est son caractère local. Chaque temple est consacré à un kami spécifique à la ville ou au village auquel on rend un culte particulier, différent dans chaque temple.

Le croyant peut communiquer avec les kamis ou vénérer les ancêtres en se rendant dans un sanctuaire, lieu symbolique de résidence des kamis. Les sanctuaires sont en général situés loin des habitations, entourés de végétation et proches d'une rivière, symbole de pureté.

La visite au sanctuaire doit suivre trois rites successifs : la purification dans la fontaine placée devant le temple ; les fidèles se lavent les mains et se rincent la bouche purifiant ainsi leurs corps à l'intérieur et à l'extérieur, les offrandes et la récitation de prières.

Les sanctuaires ne sont pas que des lieux de prières, ce sont aussi des lieux de fête et de divertissement destinés à réjouir les kamis. Le culte shintoïste comprend également de nombreuses fêtes et pèlerinages.

En savoir plus

Il existe très peu d'ouvrages en français sur le shintoïsme et ils sont le plus souvent épuisés, notamment Le Shintoïsme dans la collection Que sais-je ? On peut, à défaut, se reporter aux Encyclopédies des religions, il en existe une chez Bayard Presse en deux volumes et une dans la collection Encyclopédies d'aujourd'hui, La Pochothèque.