Les petits pois de Mendel et l'hérédité

De tout temps il fut observé que les individus semblaient, parfois, hériter de certaines caractéristiques physiques de leurs aïeux. On a longtemps cru que seul le père procréait l'enfant, la femme n'étant qu'un simple réceptacle.
Observant du sperme au microscope (qu'il venait d'inventer), Leuwenhoek, cru cette théorie confirmée : la tête volumineuse des spermatozoïdes paraissaient bien contenir un enfant en germe, un "homoncule". Il fallut attendre la fin du 19ème siècle pour qu'un moine augustin mit un terme à cette croyance erronée.
Grégor Mendel
- Croisant des pois jaunes avec des pois verts, il observa que les pois obtenus étaient tous jaunes mais que ceux-ci, semés, donnaient des graines de différentes couleurs : 1 verte pour 3 jaunes. Il fit la même observation avec des pois lisses et ridés, possédant des fleurs géantes ou non. Le même phénomène apparaissait avec d'autres plantes.
Il en déduit la seule explication possible : le caractère observé est commandé par deux "facteurs", chacun étant apporté par un des parents (femme et homme ayant donc le même rôle dans la procréation).
Il distingua ainsi l'apparence (couleur, forme…) appelée "phénotype" du couple de facteurs commandant celle-ci : "le génotype" . Lorsque ces deux facteurs sont différents, un seul s'exprime ; Mendel le qualifia de "dominant" et l'autre de "récessif".
L'ouvrage de Mendel, révolutionnaire, fut ignoré en son temps et ne fut redécouvert qu'au début du XXe siècle, lorsque les nouvelles techniques d'analyse de la cellule permirent de vérifier ses observations et d'expliquer le mécanisme de l'hérédité.





















