Comment (bien) recruter les perles rares de demain ?

Toutapprendre • 28 septembre 2021

Il n’y a pas de développement sans recrutement. Cependant, au fil du temps, le recrutement se transforme petit à petit en course d’obstacles. Sans compter qu’une petite erreur peut coûter cher aux entreprises. Dénicher la perle rare de demain est donc devenu un enjeu stratégique pour toutes les PME. Il est donc essentiel de ne pas se tromper dans le choix de ses futurs collaborateurs.

Faire apparaître son entreprise comme attractive

« L’offre d’emploi est un outil de séduction. Comme sur un site de rencontre, votre fiche de présentation doit donner envie », Roseline Laloupe, Penseuse RH et Communicante.


Un sondage de la BDC, mené en 2018 auprès de 1 208 entrepreneurs, a montré que les entreprises ayant de bonnes politiques en matière de ressources humaines sont plus susceptibles de conserver leurs employés existants, d’attirer de nouveaux employés et d’accélérer la croissance des ventes.


Voici quelques conseils pour favoriser l’attraction et la rétention des talents au sein de votre société :



  • Faites de vos valeurs, vos engagements des atouts pour attirer les talents pendant le processus de recrutement
  • Offrez aux employés des avantages différenciants qui ont du poids ;
  • Élaborez un programme de recommandation interne lors de votre recherche de profils ;
  • Maintenez une collaboration étroite avec vos recruteurs externes ;
  • Structurez vos outils de gestion des ressources humaines ;
  • Transformez vos entretiens en expériences positives ;
  • Élaborez une stratégie de marketing ;
  • Élaborez un programme complet sur la gestion des compétences.

Comment repérer les perles rares de demain ?

Repérer les perles rares de demain devient de plus en plus compliqué. Il est donc important de posséder un excellent processus RH ainsi qu’une bonne gestion des talents. La détection des meilleurs talents s’effectue aussi bien parmi vos collaborateurs actuels qu’au moment des recrutements.


Toutefois, il est bon de rappeler que le talent doit disposer de plusieurs atouts :

  • Il révèle des aptitudes et des capacités en apportant une forte valeur ajoutée à l’entreprise ;
  • Il se démarque par sa grande créativité et son imagination débordante ;
  • Il se montre curieux, motivé et performant ;
  • Il possède une aptitude extrêmement rare sur le marché de l’emploi ;
  • Il adapte ses compétences à toutes les situations.

 

Pour différencier les compétences indispensables aux talents les plus intéressants, il faut tout d’abord bien connaître l’entreprise et son fonctionnement. En effet, pour développer des compétences et des talents, il est essentiel de connaître les besoins de l’entreprise. Il faut donc réaliser une introspection à l’échelle de l’organisation.


Ce processus permet également de mettre en avant les talents internes de l’entreprise. Ce référentiel de compétences clés doit ensuite être transmis à tous les managers et services des ressources humaines. Ce qui facilitera le processus de détection et de recrutement des talents.



Si certains outils permettent d’identifier les talents, que ce soit dans un entretien de recrutement ou dans le processus interne de l’entreprise, l’intuition est clairement le meilleur moyen d’agir. La principale question à se poser est la suivante : la personne identifiée peut-elle s’épanouir au sein de l’équipe/entreprise ? Se réhabituer à travailler dans un bureau.


L'importance des "soft skills"

Quel que soit votre secteur d’activité, les entreprises sont confrontées à de nombreux changements. La digitalisation des processus et des outils, l’intégration de nouvelles valeurs au sein de l’organisation et l’évolution des méthodes de travail les obligent à se mettre constamment à jour afin de rester pertinents sur le marché. Toutefois, des employés trop rigides et liés par des habitudes et des méthodes de travail entravent les inévitables changements que vous faites au sein de votre entreprise.


À l’inverse, des soft skills tels que l’adaptabilité ou le sens de l’innovation peuvent vous faciliter la tâche. Par conséquent, lorsque vous recrutez un nouvel employé, vous devez porter une attention particulière à ce type d’entregent : deviendra-t-il un frein ou un facilitateur face aux changements que vous souhaitez mettre en place dans votre entreprise ?


Les soft skills sont des atouts pour votre entreprise, votre équipe et vos relations commerciales. Par conséquent, si vous souhaitez utiliser ces compétences à bon escient, vous devez les intégrer dans le processus de recrutement.


De manière générale, la prise en compte des soft skills dans le processus de recrutement et la prise de décision contribue à un recrutement de qualité, avec beaucoup moins d’erreurs de recrutement.


De nos jours, les soft skills font partie intégrante des compétences qui se cultivent et se développent au sein de l’entreprise.

 


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19 janvier 2026
La charge mentale au travail ne relève ni du ressenti individuel ni d’un sujet de “bien-être” accessoire. Elle s’inscrit pleinement dans le champ des risques psychosociaux (RPS) et engage directement les responsabilités de l’employeur et du CSE en matière de prévention , de santé et de conditions de travail . Pour les élus de CSE et les professionnels RH, l’enjeu n’est pas seulement d’alerter, mais de structurer une démarche solide , juridiquement fondée, intégrée aux outils obligatoires et orientée vers l’organisation réelle du travail. Comprendre la charge mentale : bien plus que du stress Une surcharge cognitive durable La charge mentale correspond à l’effort cognitif, organisationnel et émotionnel nécessaire pour accomplir son travail. Elle augmente lorsque les exigences dépassent durablement les marges de manœuvre réelles du salarié. Selon ANACT, elle résulte notamment de : la densification du travail, la multiplication des interruptions, des priorités floues ou contradictoires, des outils numériques inadaptés, une pression temporelle constante. 👉 Elle se distingue du stress ponctuel par son caractère structurel et cumulatif . Source : https://www.anact.fr/charge-mentale-et-charge-de-travail Des risques avérés pour la santé et l’organisation Impacts pour les salariés Une charge mentale excessive peut entraîner : fatigue chronique et troubles du sommeil, perte de concentration, anxiété, irritabilité, épuisement professionnel. INRS rappelle que les RPS ont des effets documentés sur la santé mentale et physique. Source : https://www.inrs.fr/risques/psychosociaux.html Impacts pour l’entreprise À l’échelle collective, la surcharge mentale favorise : absentéisme, désengagement, erreurs, conflits, turnover. C’est précisément pour ces raisons qu’elle relève des missions du CSE. Intégrer la charge mentale dans le DUERP : une obligation légale Le DUERP, socle de la prévention Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est la pierre angulaire de la prévention. Depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021, il doit intégrer l’ensemble des risques , y compris psychosociaux, et être mis à jour régulièrement . La charge mentale ne peut donc pas rester hors du DUERP. Comment l’inscrire concrètement Erreur fréquente : inscrire une ligne vague du type “stress”. Bonne pratique : décrire les situations de travail réelles , par exemple : interruptions fréquentes (mails, messageries, sollicitations orales), surcharge informationnelle, délais incompatibles avec la qualité attendue, outils numériques instables ou multiples, injonctions contradictoires, intensification du travail à effectif constant. 👉 Plus le risque est décrit factuellement, plus il devient actionnable . Le rôle du CSE Le CSE est consulté sur les mises à jour du DUERP . Il peut : demander des compléments, contester une sous-évaluation, proposer des actions de prévention. Cadre légal : Code du travail, article L.4121-1 https://www.legifrance.gouv.fr CSE et CSSCT : organiser le travail pour être efficace Le rôle spécifique de la CSSCT Dans les entreprises d’au moins 300 salariés (ou par accord), la CSSCT prépare les travaux du CSE sur la santé, la sécurité et les conditions de travail. Sur la charge mentale, elle permet : une analyse approfondie, des auditions ciblées, la préparation de propositions structurées. Une articulation claire La CSSCT instruit . Le CSE délibère et vote . Déléguer l’instruction n’affaiblit pas le CSE, cela renforce la qualité des décisions. De la QVT à la QVCT : pourquoi la lettre “C” change tout Depuis l’ANI de 2020 et la loi de 2021, le cadre de référence est la QVCT – Qualité de Vie et des Conditions de Travail . Ce changement marque un recentrage : moins d’actions périphériques, plus de travail sur l’organisation réelle, les outils, les processus. 👉 La charge mentale est un sujet cœur de QVCT , pas un gadget. Objectiver la charge mentale : des outils de référence Le rapport Gollac Le rapport Gollac identifie six facteurs de RPS, dont plusieurs liés à la charge mentale : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité socio-économique. Source : https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_gollac.pdf Le modèle de Karasek Il mesure l’équilibre entre : demande psychologique, latitude décisionnelle (autonomie). Une forte demande avec peu d’autonomie est un facteur clé de surcharge. Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206143 Le modèle de Siegrist Il analyse le déséquilibre entre : efforts fournis, récompenses (reconnaissance, perspectives). Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206141 👉 Ces outils sont couramment utilisés dans les expertises RPS. Alerter, oui… mais au bon niveau juridique Les différents niveaux d’alerte Inscription à l’ordre du jour : discussion, demandes d’explication. Droit d’alerte atteinte aux droits : situations individuelles graves. Droit d’alerte danger grave et imminent (DGI) : à utiliser avec prudence, uniquement en cas de risque immédiat (ex. risque suicidaire). L’expertise pour risque grave Le CSE peut voter une expertise pour risque grave afin d’analyser l’organisation du travail et la charge mentale. Financement majoritairement à la charge de l’employeur. Télétravail : une charge mentale plus invisible À distance : les signaux faibles disparaissent, la surcharge est souvent réduite au temps de connexion, l’isolement augmente. Le rôle du CSE est de vérifier que les accords de télétravail intègrent : des mécanismes de suivi de la charge réelle, des temps de régulation collective, des règles claires de déconnexion. Source : https://www.anact.fr/teletravail-et-risques-psychosociaux Les risques psychosociaux liés à la fonction d’élu du CSE Une exposition spécifique aux RPS Être élu du CSE expose à : une surcharge cognitive (complexité juridique), des exigences émotionnelles élevées, des conflits de rôles (salarié / représentant), une pression temporelle constante, parfois une faible reconnaissance. Ces facteurs correspondent directement aux dimensions du rapport Gollac. La double contrainte salarié / élu La majorité des élus doivent : maintenir leur performance professionnelle, exercer leur mandat, répondre aux sollicitations des salariés, se former en continu. Cette double contrainte est un facteur classique de surcharge mentale. Les élus sont aussi couverts par la prévention Les principes de prévention s’appliquent à tous les salariés , y compris aux représentants du personnel. La charge mentale liée au mandat peut donc : être intégrée au DUERP, donner lieu à des mesures de prévention collective. Exemples : respect strict des heures de délégation, meilleure répartition des rôles, recours à des experts, reconnaissance explicite du rôle d’élu. Le paradoxe du CSE : prévenir sans s’épuiser Un point de vigilance : le CSE peut lui-même devenir un espace générateur de RPS si : les sujets lourds s’accumulent sans hiérarchisation, la charge émotionnelle n’est pas régulée, les élus ne posent pas de limites. Une prévention crédible passe aussi par une réflexion sur la charge mentale collective du CSE . Parce qu'une image vaut mille mots on vous a résumé ça en une infographie :
12 janvier 2026
La gestion des budgets du CSE fait partie des sujets qui cristallisent le plus de questions chez les élus, en particulier en début de mandat. Les règles existent, elles sont relativement stables, mais elles sont souvent mal comprises ou mal appliquées, faute de temps ou de formation. Résultat : des erreurs pourtant évitables, comme le mélange des budgets, des dépenses mal imputées ou une comptabilité tenue de manière trop approximative. Ce guide a pour objectif de poser un cadre clair. Il ne s’agit pas d’entrer dans un discours juridique complexe, mais de t’aider à comprendre comment fonctionnent les budgets du CSE, comment les organiser concrètement et comment respecter les obligations comptables sans alourdir inutilement le quotidien des élus. L’idée est simple : sécuriser la gestion financière pour mieux se concentrer sur l’essentiel, à savoir les actions au service des salariés.
30 décembre 2025
Fais le point avec notre quiz spécial élus et nouveaux mandats
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