Faites-vous du bien : Dessinez, coupez, collez, imaginez !

websitebuilder • 24 mai 2021

Tricoter, maroufler, bricoler… les loisirs créatifs et les activités de Do It Yourself n’ont jamais été aussi tendance. En plus, c’est bon pour la santé.


 Qu’on se le dise, le Français aime les loisirs créatifs et le Do It Yourself, ces activités de création et de réparation d’objets. Vous ne voyez pas ce que c’est ? C’est, par exemple, se servir de palettes pour confectionner une banquette ou encore récupérer des bouts de bougies pour leur donner une seconde vie… Bref, ils étaient 71 % de pratiquants en 2015 (source : Ipsos). Le confinement est passé par là. Et hop. Ce chiffre a atteint les 96 % en 2020. (source : sondage Toluna/I Make). À se demander ce qu’on fait les 4 % restants.

Quel plébiscite ! Femmes, hommes, enfants… tout le monde y trouve son compte. Cela va du pliage, au jardinage, en passant par le tricot, la déco, la cuisine, la fabrication de produits ménagers… non seulement, cela fait du bien à son portefeuille et à la planète, mais également à sa petite personne, à en croire les spécialistes interrogés par Santé Magazine, mensuel qu­e l’on retrouve dans le bouquet presse de toutapprendre.


Détente et confiance en soi

D’abord, cela permet d’évacuer le stress. « Quand on pratique une activité manuelle" analyse Valérie Barrois, "il y a comme un effet automatique, l’esprit se focalise sur le travail effectué, débarrassé des pensées négatives. Quand nous créons quelque chose avec nos mains, on se met en mode pause, on ne pense plus à toutes ces petites choses du quotidien qui nous encombrent. On est embarqué dans le temps présent ».

Exercer un loisir créatif ou une activité DIT possède les mêmes vertus que celles procurées par la méditation. Les gestes tranquilles et répétitifs que l’on fait en tricotant permettent d’ancrer dans le « ici et maintenant ». Et la psychologue Agnès Verroust d’ajouter « cela ralentit et apaise le rythme cardiaque ». Sans oublier qu’à terme,  cela fait une belle écharpe pour mamie à Noël.

Cela donne également confiance en soi. Fabriquer soi-même des boules de bain et avoir l’impression d’être dans un spa, customiser un coussin qui ne fasse pas tache au milieu du canapé, coudre un tot-bag qui ressemble au bout du compte à un… tot-bag il y a de quoi être fier, non ?! Si c’est raté, même pas grave. On peut affirmer, nous, sans mentir, « c’est moi qui l’ai fait » comme Valérie Lemercier dans une célèbre publicité. « On se voit capable de réaliser un objet, on dépasse ses limites presque sans effort, on se découvre des talents insoupçonnés », explique la psychothérapeute Françoise Dorn, «c’est une autre façon de se développer au-delà des messages négatifs qu’on a éventuellement reçus ».


À vous les tutos !

Ce serait tout de même dommage de passer à côté d’une telle bulle de bien-être ! Pour mettre le pied à l’étrier et dénicher de nouvelles idées, il existe des tutoriels vidéos comme ceux proposés dans le catalogue « Arts & Loisirs créatifs » de Toutapprendre.

Et paraissent régulièrement des ouvrages sur ce thème, dont certains sont à retrouver dans l’offre «Livres & BD » de Toutapprendre tels « Faites vos bijoux vous-même » de Robert Mercier (Publibook), la collection « Déco DIY » de Noémie Meijer (Vagnon) ou encore « je ne sais pas bricoler » de Raphaèle Dorniaol (Eyrolles).

Vous voilà donc parés pour un prochain confinement…



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La charge mentale au travail ne relève ni du ressenti individuel ni d’un sujet de “bien-être” accessoire. Elle s’inscrit pleinement dans le champ des risques psychosociaux (RPS) et engage directement les responsabilités de l’employeur et du CSE en matière de prévention , de santé et de conditions de travail . Pour les élus de CSE et les professionnels RH, l’enjeu n’est pas seulement d’alerter, mais de structurer une démarche solide , juridiquement fondée, intégrée aux outils obligatoires et orientée vers l’organisation réelle du travail. Comprendre la charge mentale : bien plus que du stress Une surcharge cognitive durable La charge mentale correspond à l’effort cognitif, organisationnel et émotionnel nécessaire pour accomplir son travail. Elle augmente lorsque les exigences dépassent durablement les marges de manœuvre réelles du salarié. Selon ANACT, elle résulte notamment de : la densification du travail, la multiplication des interruptions, des priorités floues ou contradictoires, des outils numériques inadaptés, une pression temporelle constante. 👉 Elle se distingue du stress ponctuel par son caractère structurel et cumulatif . Source : https://www.anact.fr/charge-mentale-et-charge-de-travail Des risques avérés pour la santé et l’organisation Impacts pour les salariés Une charge mentale excessive peut entraîner : fatigue chronique et troubles du sommeil, perte de concentration, anxiété, irritabilité, épuisement professionnel. INRS rappelle que les RPS ont des effets documentés sur la santé mentale et physique. Source : https://www.inrs.fr/risques/psychosociaux.html Impacts pour l’entreprise À l’échelle collective, la surcharge mentale favorise : absentéisme, désengagement, erreurs, conflits, turnover. C’est précisément pour ces raisons qu’elle relève des missions du CSE. Intégrer la charge mentale dans le DUERP : une obligation légale Le DUERP, socle de la prévention Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est la pierre angulaire de la prévention. Depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021, il doit intégrer l’ensemble des risques , y compris psychosociaux, et être mis à jour régulièrement . La charge mentale ne peut donc pas rester hors du DUERP. Comment l’inscrire concrètement Erreur fréquente : inscrire une ligne vague du type “stress”. Bonne pratique : décrire les situations de travail réelles , par exemple : interruptions fréquentes (mails, messageries, sollicitations orales), surcharge informationnelle, délais incompatibles avec la qualité attendue, outils numériques instables ou multiples, injonctions contradictoires, intensification du travail à effectif constant. 👉 Plus le risque est décrit factuellement, plus il devient actionnable . Le rôle du CSE Le CSE est consulté sur les mises à jour du DUERP . Il peut : demander des compléments, contester une sous-évaluation, proposer des actions de prévention. Cadre légal : Code du travail, article L.4121-1 https://www.legifrance.gouv.fr CSE et CSSCT : organiser le travail pour être efficace Le rôle spécifique de la CSSCT Dans les entreprises d’au moins 300 salariés (ou par accord), la CSSCT prépare les travaux du CSE sur la santé, la sécurité et les conditions de travail. Sur la charge mentale, elle permet : une analyse approfondie, des auditions ciblées, la préparation de propositions structurées. Une articulation claire La CSSCT instruit . Le CSE délibère et vote . Déléguer l’instruction n’affaiblit pas le CSE, cela renforce la qualité des décisions. De la QVT à la QVCT : pourquoi la lettre “C” change tout Depuis l’ANI de 2020 et la loi de 2021, le cadre de référence est la QVCT – Qualité de Vie et des Conditions de Travail . Ce changement marque un recentrage : moins d’actions périphériques, plus de travail sur l’organisation réelle, les outils, les processus. 👉 La charge mentale est un sujet cœur de QVCT , pas un gadget. Objectiver la charge mentale : des outils de référence Le rapport Gollac Le rapport Gollac identifie six facteurs de RPS, dont plusieurs liés à la charge mentale : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité socio-économique. Source : https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_gollac.pdf Le modèle de Karasek Il mesure l’équilibre entre : demande psychologique, latitude décisionnelle (autonomie). Une forte demande avec peu d’autonomie est un facteur clé de surcharge. Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206143 Le modèle de Siegrist Il analyse le déséquilibre entre : efforts fournis, récompenses (reconnaissance, perspectives). Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206141 👉 Ces outils sont couramment utilisés dans les expertises RPS. Alerter, oui… mais au bon niveau juridique Les différents niveaux d’alerte Inscription à l’ordre du jour : discussion, demandes d’explication. Droit d’alerte atteinte aux droits : situations individuelles graves. Droit d’alerte danger grave et imminent (DGI) : à utiliser avec prudence, uniquement en cas de risque immédiat (ex. risque suicidaire). L’expertise pour risque grave Le CSE peut voter une expertise pour risque grave afin d’analyser l’organisation du travail et la charge mentale. Financement majoritairement à la charge de l’employeur. Télétravail : une charge mentale plus invisible À distance : les signaux faibles disparaissent, la surcharge est souvent réduite au temps de connexion, l’isolement augmente. Le rôle du CSE est de vérifier que les accords de télétravail intègrent : des mécanismes de suivi de la charge réelle, des temps de régulation collective, des règles claires de déconnexion. Source : https://www.anact.fr/teletravail-et-risques-psychosociaux Les risques psychosociaux liés à la fonction d’élu du CSE Une exposition spécifique aux RPS Être élu du CSE expose à : une surcharge cognitive (complexité juridique), des exigences émotionnelles élevées, des conflits de rôles (salarié / représentant), une pression temporelle constante, parfois une faible reconnaissance. Ces facteurs correspondent directement aux dimensions du rapport Gollac. La double contrainte salarié / élu La majorité des élus doivent : maintenir leur performance professionnelle, exercer leur mandat, répondre aux sollicitations des salariés, se former en continu. Cette double contrainte est un facteur classique de surcharge mentale. Les élus sont aussi couverts par la prévention Les principes de prévention s’appliquent à tous les salariés , y compris aux représentants du personnel. La charge mentale liée au mandat peut donc : être intégrée au DUERP, donner lieu à des mesures de prévention collective. Exemples : respect strict des heures de délégation, meilleure répartition des rôles, recours à des experts, reconnaissance explicite du rôle d’élu. Le paradoxe du CSE : prévenir sans s’épuiser Un point de vigilance : le CSE peut lui-même devenir un espace générateur de RPS si : les sujets lourds s’accumulent sans hiérarchisation, la charge émotionnelle n’est pas régulée, les élus ne posent pas de limites. Une prévention crédible passe aussi par une réflexion sur la charge mentale collective du CSE . Parce qu'une image vaut mille mots on vous a résumé ça en une infographie :
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La gestion des budgets du CSE fait partie des sujets qui cristallisent le plus de questions chez les élus, en particulier en début de mandat. Les règles existent, elles sont relativement stables, mais elles sont souvent mal comprises ou mal appliquées, faute de temps ou de formation. Résultat : des erreurs pourtant évitables, comme le mélange des budgets, des dépenses mal imputées ou une comptabilité tenue de manière trop approximative. Ce guide a pour objectif de poser un cadre clair. Il ne s’agit pas d’entrer dans un discours juridique complexe, mais de t’aider à comprendre comment fonctionnent les budgets du CSE, comment les organiser concrètement et comment respecter les obligations comptables sans alourdir inutilement le quotidien des élus. L’idée est simple : sécuriser la gestion financière pour mieux se concentrer sur l’essentiel, à savoir les actions au service des salariés.
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