Zoom sur la nouvelle tendance des psys en ligne

Toutapprendre • 11 octobre 2021

Une nouvelle pratique qui fait déjà du bruit !

La thérapie en ligne est une tendance montante et évolutive. Une tendance qui s’explique notamment par la crise sanitaire et par les angoisses, doutes, peurs que cela a pu provoquer chez de nombreuses personnes.

 Zoom sur un nouveau phénomène : les psys en ligne !

Essor de la médecine en ligne depuis la Covid-19

Avec la Covid 19, les déplacements sont devenus de plus en plus compliqués. De ce fait, la téléconsultation s’est démocratisée de plus en plus. Et le premier confinement en mars 2020 a fait exploser le recours à cette pratique.


La CNAM (Caisse Nationale de l’Assurance Maladie) a d’ailleurs enregistré plus d’un million de téléconsultations pour la seule semaine du 30 mars.



 L’épidémie de Covid-19 a également eu des conséquences importantes sur la santé psychologique des Français qui ont donc beaucoup consulté des psychologues en ligne ! .

L’impact psychologique du Covid-19

La pandémie du coronavirus s’est propagée très rapidement dans le monde entier. Elle a ainsi suscité un degré considérable de peurs, de craintes et d’inquiétudes au sein la population.


Sur les enfants

« Des chercheurs de l’INSERM et de l’Ined ont révélé que 13 % des enfants de 8 à 9 ans ont été concernés par des troubles du comportement socio-émotionnels pendant les confinements. Par ailleurs, 22 % d’entre eux ont rencontré des troubles du sommeil. » Depuis plus d’un an, de plus en plus d’enfants consultent un psychologue. Avec la crise sanitaire, ils ont été plus exposés aux angoisses de maladie et le manque de socialisation (essentiel à cet âge pour leur développement car en pleine construction de leur identité sociale).


Sur les adolescents

Une étude a été réalisée afin de faire le point sur la santé psychologique des jeunes et des adolescents face à la Covid-19. Plus de 5000 enfants ont été interrogés sur Internet sur une période de 3 mois, et les résultats ont révélé que les adolescents semblaient plus impactés que les plus jeunes. Parmi les principales souffrances remarquées : des difficultés à s’endormir, une augmentation des cauchemars, des réveils nocturnes, des excès alimentaires ainsi qu’une augmentation de la tristesse ou de la nervosité. 


Sur les adultes

Les restrictions sur les activités quotidiennes, le chômage partiel, les interruptions d’école et de formation ainsi que l’isolement social ont eu de nombreuses conséquences sur le moral et la santé physique d’un grand nombre d’adultes. La Covid-19 est devenue une source de stress très importante.

 

Par ailleurs, faire face à l’incertitude sur l’évolution de la pandémie n’a pas été facile à gérer. Les effets de la pandémie ont entraîné une augmentation de l’anxiété chez les adultes ainsi qu’une baisse de la qualité de vie. Pour des raisons différentes, ces troubles ont touché plus particulièrement les femmes et les individus en situation précaire.


Les impacts de la crise sanitaire dans le cadre professionnel 

Après plus d’un an de pandémie de Covid-19, les impacts de la crise sanitaire sur le moral et la santé mentale se sont fait ressentir notamment dans le cadre de l’entreprise. Les entreprises, les salariés et les dirigeants n’ont en effet pas été épargnés, devant subir un véritable bouleversement de leurs habitudes de travail. Parmi leurs craintes : la peur d’être contaminés sur leur lieu d’exercice, et la fermeture de leur entreprise en fonction des secteurs.


« D’après le baromètre T5 d’Empreinte Humaine avec Opinion Way sur l’état psychologique des salariés français à la sortie du 2e confinement, près de la moitié des salariés français seraient depuis la Covid 19 en détresse psychologique, dont 20 % en détresse élevée. »


Ce qui a entraîné une augmentation notable des demandes venant des salariés de bénéficier de services liés au bien-être afin d’éviter notamment les burn-out.


Dans le cadre professionnel, la mise en place de ressources liées au soutien psychologique permet de manière évidente de réduire le stress et ses conséquences, d’orienter les personnes en plus grande difficulté, et d’aborder l’avenir avec plus de sérénité..


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19 janvier 2026
La charge mentale au travail ne relève ni du ressenti individuel ni d’un sujet de “bien-être” accessoire. Elle s’inscrit pleinement dans le champ des risques psychosociaux (RPS) et engage directement les responsabilités de l’employeur et du CSE en matière de prévention , de santé et de conditions de travail . Pour les élus de CSE et les professionnels RH, l’enjeu n’est pas seulement d’alerter, mais de structurer une démarche solide , juridiquement fondée, intégrée aux outils obligatoires et orientée vers l’organisation réelle du travail. Comprendre la charge mentale : bien plus que du stress Une surcharge cognitive durable La charge mentale correspond à l’effort cognitif, organisationnel et émotionnel nécessaire pour accomplir son travail. Elle augmente lorsque les exigences dépassent durablement les marges de manœuvre réelles du salarié. Selon ANACT, elle résulte notamment de : la densification du travail, la multiplication des interruptions, des priorités floues ou contradictoires, des outils numériques inadaptés, une pression temporelle constante. 👉 Elle se distingue du stress ponctuel par son caractère structurel et cumulatif . Source : https://www.anact.fr/charge-mentale-et-charge-de-travail Des risques avérés pour la santé et l’organisation Impacts pour les salariés Une charge mentale excessive peut entraîner : fatigue chronique et troubles du sommeil, perte de concentration, anxiété, irritabilité, épuisement professionnel. INRS rappelle que les RPS ont des effets documentés sur la santé mentale et physique. Source : https://www.inrs.fr/risques/psychosociaux.html Impacts pour l’entreprise À l’échelle collective, la surcharge mentale favorise : absentéisme, désengagement, erreurs, conflits, turnover. C’est précisément pour ces raisons qu’elle relève des missions du CSE. Intégrer la charge mentale dans le DUERP : une obligation légale Le DUERP, socle de la prévention Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est la pierre angulaire de la prévention. Depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021, il doit intégrer l’ensemble des risques , y compris psychosociaux, et être mis à jour régulièrement . La charge mentale ne peut donc pas rester hors du DUERP. Comment l’inscrire concrètement Erreur fréquente : inscrire une ligne vague du type “stress”. Bonne pratique : décrire les situations de travail réelles , par exemple : interruptions fréquentes (mails, messageries, sollicitations orales), surcharge informationnelle, délais incompatibles avec la qualité attendue, outils numériques instables ou multiples, injonctions contradictoires, intensification du travail à effectif constant. 👉 Plus le risque est décrit factuellement, plus il devient actionnable . Le rôle du CSE Le CSE est consulté sur les mises à jour du DUERP . Il peut : demander des compléments, contester une sous-évaluation, proposer des actions de prévention. Cadre légal : Code du travail, article L.4121-1 https://www.legifrance.gouv.fr CSE et CSSCT : organiser le travail pour être efficace Le rôle spécifique de la CSSCT Dans les entreprises d’au moins 300 salariés (ou par accord), la CSSCT prépare les travaux du CSE sur la santé, la sécurité et les conditions de travail. Sur la charge mentale, elle permet : une analyse approfondie, des auditions ciblées, la préparation de propositions structurées. Une articulation claire La CSSCT instruit . Le CSE délibère et vote . Déléguer l’instruction n’affaiblit pas le CSE, cela renforce la qualité des décisions. De la QVT à la QVCT : pourquoi la lettre “C” change tout Depuis l’ANI de 2020 et la loi de 2021, le cadre de référence est la QVCT – Qualité de Vie et des Conditions de Travail . Ce changement marque un recentrage : moins d’actions périphériques, plus de travail sur l’organisation réelle, les outils, les processus. 👉 La charge mentale est un sujet cœur de QVCT , pas un gadget. Objectiver la charge mentale : des outils de référence Le rapport Gollac Le rapport Gollac identifie six facteurs de RPS, dont plusieurs liés à la charge mentale : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité socio-économique. Source : https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_gollac.pdf Le modèle de Karasek Il mesure l’équilibre entre : demande psychologique, latitude décisionnelle (autonomie). Une forte demande avec peu d’autonomie est un facteur clé de surcharge. Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206143 Le modèle de Siegrist Il analyse le déséquilibre entre : efforts fournis, récompenses (reconnaissance, perspectives). Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206141 👉 Ces outils sont couramment utilisés dans les expertises RPS. Alerter, oui… mais au bon niveau juridique Les différents niveaux d’alerte Inscription à l’ordre du jour : discussion, demandes d’explication. Droit d’alerte atteinte aux droits : situations individuelles graves. Droit d’alerte danger grave et imminent (DGI) : à utiliser avec prudence, uniquement en cas de risque immédiat (ex. risque suicidaire). L’expertise pour risque grave Le CSE peut voter une expertise pour risque grave afin d’analyser l’organisation du travail et la charge mentale. Financement majoritairement à la charge de l’employeur. Télétravail : une charge mentale plus invisible À distance : les signaux faibles disparaissent, la surcharge est souvent réduite au temps de connexion, l’isolement augmente. Le rôle du CSE est de vérifier que les accords de télétravail intègrent : des mécanismes de suivi de la charge réelle, des temps de régulation collective, des règles claires de déconnexion. Source : https://www.anact.fr/teletravail-et-risques-psychosociaux Les risques psychosociaux liés à la fonction d’élu du CSE Une exposition spécifique aux RPS Être élu du CSE expose à : une surcharge cognitive (complexité juridique), des exigences émotionnelles élevées, des conflits de rôles (salarié / représentant), une pression temporelle constante, parfois une faible reconnaissance. Ces facteurs correspondent directement aux dimensions du rapport Gollac. La double contrainte salarié / élu La majorité des élus doivent : maintenir leur performance professionnelle, exercer leur mandat, répondre aux sollicitations des salariés, se former en continu. Cette double contrainte est un facteur classique de surcharge mentale. Les élus sont aussi couverts par la prévention Les principes de prévention s’appliquent à tous les salariés , y compris aux représentants du personnel. La charge mentale liée au mandat peut donc : être intégrée au DUERP, donner lieu à des mesures de prévention collective. Exemples : respect strict des heures de délégation, meilleure répartition des rôles, recours à des experts, reconnaissance explicite du rôle d’élu. Le paradoxe du CSE : prévenir sans s’épuiser Un point de vigilance : le CSE peut lui-même devenir un espace générateur de RPS si : les sujets lourds s’accumulent sans hiérarchisation, la charge émotionnelle n’est pas régulée, les élus ne posent pas de limites. Une prévention crédible passe aussi par une réflexion sur la charge mentale collective du CSE . Parce qu'une image vaut mille mots on vous a résumé ça en une infographie :
12 janvier 2026
La gestion des budgets du CSE fait partie des sujets qui cristallisent le plus de questions chez les élus, en particulier en début de mandat. Les règles existent, elles sont relativement stables, mais elles sont souvent mal comprises ou mal appliquées, faute de temps ou de formation. Résultat : des erreurs pourtant évitables, comme le mélange des budgets, des dépenses mal imputées ou une comptabilité tenue de manière trop approximative. Ce guide a pour objectif de poser un cadre clair. Il ne s’agit pas d’entrer dans un discours juridique complexe, mais de t’aider à comprendre comment fonctionnent les budgets du CSE, comment les organiser concrètement et comment respecter les obligations comptables sans alourdir inutilement le quotidien des élus. L’idée est simple : sécuriser la gestion financière pour mieux se concentrer sur l’essentiel, à savoir les actions au service des salariés.
30 décembre 2025
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