Quand l'art permet de développer la créativité au bureau

Toutapprendre • 25 octobre 2021

Avec l’éternelle routine « Métro, boulot, dodo », on oublie parfois de parsemer notre quotidien de loisirs artistiques. Et pourtant ceux-ci apportent tellement de plaisir ! Pratiquer l’art à la maison peut réduire le stress, apaiser les tensions et obtenir un état méditatif. Qu’importe l’activité choisie !


Pratiquer une activité artistique a une incidence directe sur notre motivation et notre productivité professionnelle. Concentration, rigueur, patience et confiance en soi sont les nombreux bienfaits que peut notamment nous apporter la pratique de l’art.


En outre, la créativité est de plus en plus recherchée en entreprise. Elle permet notamment de proposer de nouveaux concepts et de trouver la bonne solution à un problème donné. Il est important d’entretenir celle-ci afin de maintenir de bonnes performances au bureau. Et l’art permet de le faire !


L’art, vecteur d’adaptabilité

L’art permet d’apprendre à faire preuve d’ouverture d’esprit, c’est un adage bien connu. Il ne s’agit pas seulement de manifester de la curiosité, d’exprimer de la tolérance ou de développer une autre perception du monde. Mais de s’assurer également une meilleure créativité, car il n’est guère possible d’être créatif sans laisser tomber ses certitudes.


En s’ouvrant à l’art, on s’aperçoit des possibilités infinies que peut nous offrir une banale feuille blanche. On stimule notre esprit à penser d’une manière différente, innovante et indépendante. Les arts-plastiques favorisent notamment le développement du raisonnement critique et de l’aptitude à apporter de nouvelles idées pour résoudre un problème donné. Par exemple, la peinture, la photographie ou encore le dessin offrent la possibilité d’envisager un sujet sous différents angles.


L’art sensibilise, provoque, dénonce, étonne, mais surtout inspire. Il cherche avant tout à remettre en question tout ce qui est déjà établi. La pratique artistique est un moyen pour quiconque de développer sa créativité au bureau en dehors du cadre traditionnel de ce dernier. 



L’art, moteur de communication

L’art est investi d’effets désinhibiteurs permettant à quiconque de surmonter ses faiblesses et d’outrepasser ses limites personnelles. Certaines personnes peuvent rencontrer quelques difficultés à s’exprimer devant un auditoire lors de réunions ou de présentations clients. Peut-être l’avez-vous vous-même déjà éprouvé : la voix tremblante, les mains moites, le regard perdu, la présence hésitante…


La pratique de certaines activités comme le théâtre, le chant ou encore un instrument de musique peuvent contribuer à dépasser ces gaucheries. Elles permettent notamment le travail du corps, de la voix et de la présence scénique. Elles apportent également une influence considérable sur le développement de la créativité puisqu’elles stimulent la capacité d’improvisation et d’adaptation. Sans compter que ces activités possèdent de nombreuses vertus : respiration, mémoire, posture, assurance… Divers éléments qui ne peuvent qu’exercer une influence positive dans la vie professionnelle !


L’art est un moyen unique d’explorer son développement personnel, d’envisager tout son potentiel et de trouver son épanouissement personnel. Il permet également à tout individu de projeter ses émotions, ses sentiments, ses pensées à travers la simple pratique d’une activité artistique.


L’art, facteur de bien-être

L’art est scientifiquement reconnu pour ses bienfaits sur notre humeur et notre santé. Une étude du British Journal of Psychiatry a d’ailleurs révélé que participer à des activités culturelles plusieurs fois par an réduit de 32 % les risques de tomber en dépression (cf. beauxarts.com). En effet, l’art diminue considérablement le stress, combat efficacement la fatigue et procure beaucoup de plaisir.



La pratique de l’art en dehors du bureau permet à beaucoup d’évacuer les pressions et les tensions accumulées au travail. On quitte, pour quelques heures de relâchement, le monde des préoccupations, des afflictions et des appréhensions. On se recentre sur soi-même et on s’offre un moment calme et méditatif.


Le travail manuel est le moyen idéal de se reconnecter avec le monde, de revenir à soi et d’accéder à une certaine quiétude. D’autant plus dans un monde de vitesse et de dématérialisation où l’on peut rapidement éprouver une forme d’anxiété ! Le travail manuel permet d’optimiser notre santé psychologique tout en perfectionnant notre dextérité et notre concentration.


La pratique de l’art à la maison est un loisir qui permet à quiconque de s’évader du monde, d’améliorer sa qualité de vie et de développer sa créativité. Il faut seulement oser sauter le pas !



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19 janvier 2026
La charge mentale au travail ne relève ni du ressenti individuel ni d’un sujet de “bien-être” accessoire. Elle s’inscrit pleinement dans le champ des risques psychosociaux (RPS) et engage directement les responsabilités de l’employeur et du CSE en matière de prévention , de santé et de conditions de travail . Pour les élus de CSE et les professionnels RH, l’enjeu n’est pas seulement d’alerter, mais de structurer une démarche solide , juridiquement fondée, intégrée aux outils obligatoires et orientée vers l’organisation réelle du travail. Comprendre la charge mentale : bien plus que du stress Une surcharge cognitive durable La charge mentale correspond à l’effort cognitif, organisationnel et émotionnel nécessaire pour accomplir son travail. Elle augmente lorsque les exigences dépassent durablement les marges de manœuvre réelles du salarié. Selon ANACT, elle résulte notamment de : la densification du travail, la multiplication des interruptions, des priorités floues ou contradictoires, des outils numériques inadaptés, une pression temporelle constante. 👉 Elle se distingue du stress ponctuel par son caractère structurel et cumulatif . Source : https://www.anact.fr/charge-mentale-et-charge-de-travail Des risques avérés pour la santé et l’organisation Impacts pour les salariés Une charge mentale excessive peut entraîner : fatigue chronique et troubles du sommeil, perte de concentration, anxiété, irritabilité, épuisement professionnel. INRS rappelle que les RPS ont des effets documentés sur la santé mentale et physique. Source : https://www.inrs.fr/risques/psychosociaux.html Impacts pour l’entreprise À l’échelle collective, la surcharge mentale favorise : absentéisme, désengagement, erreurs, conflits, turnover. C’est précisément pour ces raisons qu’elle relève des missions du CSE. Intégrer la charge mentale dans le DUERP : une obligation légale Le DUERP, socle de la prévention Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est la pierre angulaire de la prévention. Depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021, il doit intégrer l’ensemble des risques , y compris psychosociaux, et être mis à jour régulièrement . La charge mentale ne peut donc pas rester hors du DUERP. Comment l’inscrire concrètement Erreur fréquente : inscrire une ligne vague du type “stress”. Bonne pratique : décrire les situations de travail réelles , par exemple : interruptions fréquentes (mails, messageries, sollicitations orales), surcharge informationnelle, délais incompatibles avec la qualité attendue, outils numériques instables ou multiples, injonctions contradictoires, intensification du travail à effectif constant. 👉 Plus le risque est décrit factuellement, plus il devient actionnable . Le rôle du CSE Le CSE est consulté sur les mises à jour du DUERP . Il peut : demander des compléments, contester une sous-évaluation, proposer des actions de prévention. Cadre légal : Code du travail, article L.4121-1 https://www.legifrance.gouv.fr CSE et CSSCT : organiser le travail pour être efficace Le rôle spécifique de la CSSCT Dans les entreprises d’au moins 300 salariés (ou par accord), la CSSCT prépare les travaux du CSE sur la santé, la sécurité et les conditions de travail. Sur la charge mentale, elle permet : une analyse approfondie, des auditions ciblées, la préparation de propositions structurées. Une articulation claire La CSSCT instruit . Le CSE délibère et vote . Déléguer l’instruction n’affaiblit pas le CSE, cela renforce la qualité des décisions. De la QVT à la QVCT : pourquoi la lettre “C” change tout Depuis l’ANI de 2020 et la loi de 2021, le cadre de référence est la QVCT – Qualité de Vie et des Conditions de Travail . Ce changement marque un recentrage : moins d’actions périphériques, plus de travail sur l’organisation réelle, les outils, les processus. 👉 La charge mentale est un sujet cœur de QVCT , pas un gadget. Objectiver la charge mentale : des outils de référence Le rapport Gollac Le rapport Gollac identifie six facteurs de RPS, dont plusieurs liés à la charge mentale : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité socio-économique. Source : https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_gollac.pdf Le modèle de Karasek Il mesure l’équilibre entre : demande psychologique, latitude décisionnelle (autonomie). Une forte demande avec peu d’autonomie est un facteur clé de surcharge. Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206143 Le modèle de Siegrist Il analyse le déséquilibre entre : efforts fournis, récompenses (reconnaissance, perspectives). Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206141 👉 Ces outils sont couramment utilisés dans les expertises RPS. Alerter, oui… mais au bon niveau juridique Les différents niveaux d’alerte Inscription à l’ordre du jour : discussion, demandes d’explication. Droit d’alerte atteinte aux droits : situations individuelles graves. Droit d’alerte danger grave et imminent (DGI) : à utiliser avec prudence, uniquement en cas de risque immédiat (ex. risque suicidaire). L’expertise pour risque grave Le CSE peut voter une expertise pour risque grave afin d’analyser l’organisation du travail et la charge mentale. Financement majoritairement à la charge de l’employeur. Télétravail : une charge mentale plus invisible À distance : les signaux faibles disparaissent, la surcharge est souvent réduite au temps de connexion, l’isolement augmente. Le rôle du CSE est de vérifier que les accords de télétravail intègrent : des mécanismes de suivi de la charge réelle, des temps de régulation collective, des règles claires de déconnexion. Source : https://www.anact.fr/teletravail-et-risques-psychosociaux Les risques psychosociaux liés à la fonction d’élu du CSE Une exposition spécifique aux RPS Être élu du CSE expose à : une surcharge cognitive (complexité juridique), des exigences émotionnelles élevées, des conflits de rôles (salarié / représentant), une pression temporelle constante, parfois une faible reconnaissance. Ces facteurs correspondent directement aux dimensions du rapport Gollac. La double contrainte salarié / élu La majorité des élus doivent : maintenir leur performance professionnelle, exercer leur mandat, répondre aux sollicitations des salariés, se former en continu. Cette double contrainte est un facteur classique de surcharge mentale. Les élus sont aussi couverts par la prévention Les principes de prévention s’appliquent à tous les salariés , y compris aux représentants du personnel. La charge mentale liée au mandat peut donc : être intégrée au DUERP, donner lieu à des mesures de prévention collective. Exemples : respect strict des heures de délégation, meilleure répartition des rôles, recours à des experts, reconnaissance explicite du rôle d’élu. Le paradoxe du CSE : prévenir sans s’épuiser Un point de vigilance : le CSE peut lui-même devenir un espace générateur de RPS si : les sujets lourds s’accumulent sans hiérarchisation, la charge émotionnelle n’est pas régulée, les élus ne posent pas de limites. Une prévention crédible passe aussi par une réflexion sur la charge mentale collective du CSE . Parce qu'une image vaut mille mots on vous a résumé ça en une infographie :
12 janvier 2026
La gestion des budgets du CSE fait partie des sujets qui cristallisent le plus de questions chez les élus, en particulier en début de mandat. Les règles existent, elles sont relativement stables, mais elles sont souvent mal comprises ou mal appliquées, faute de temps ou de formation. Résultat : des erreurs pourtant évitables, comme le mélange des budgets, des dépenses mal imputées ou une comptabilité tenue de manière trop approximative. Ce guide a pour objectif de poser un cadre clair. Il ne s’agit pas d’entrer dans un discours juridique complexe, mais de t’aider à comprendre comment fonctionnent les budgets du CSE, comment les organiser concrètement et comment respecter les obligations comptables sans alourdir inutilement le quotidien des élus. L’idée est simple : sécuriser la gestion financière pour mieux se concentrer sur l’essentiel, à savoir les actions au service des salariés.
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