Une augmentation de 78% en bibliothèque pour les prêts numériques en 2020

Toutapprendre • 15 février 2021

Les bibliothèques ont connu en 2020 une demande croissante de livres numériques. Une augmentation qui s’explique certes par les conséquences de la crise sanitaire, mais pas seulement.

L’équation est simple. Confinement + fermetures des librairies et des bibliothèques = hausse des prêts numériques. En 2020, ils ont crû de 78% par rapport à l’année précédente (source Dilicom). Plus d’un million d’emprunts a été, ainsi, réalisé. 

Le livre numérique séduit de plus en plus

Ceci s’explique, en plus des conséquences de la crise sanitaire, du fait que 35% des bibliothèques françaises ont souscrit au système PNB (Prêt en Numérique en Bibliothèque, dispositif interprofessionnel lancé en 2012). Les Français se montrent également moins frileux à l’idée de lire sur un écran. Cela présente quelques avantages comme pouvoir emmener dans sa valise douze romans pour les vacances, ou encore lire dans son lit sans déranger le sommeil de son conjoint. En 2020, sur les douze derniers mois 72% ont lu un livre numérique, 68% écouté un livre audio numérique ( 10ème Baromètre du livre numérique – la SNE, la Sofia, et la SGDL-Mai 2020). À noter également que le livre numérique a de belles années devant lui. Un tiers des usagers envisage d’augmenter leur consommation dans le futur. 


Davantage d’argent consacré aux ressources numériques


Ainsi pour répondre à la demande, certaines bibliothèques ont bien l’intention de consacrer une plus grosse partie de leur budget aux ressources numériques, selon une étude commandée par le ministère de la Culture. ( mars 2020) 25% des 531 répondants envisagent en effet de le faire. Plusieurs établissement proposent d’ores et déjà à leurs adhérents l’accès gratuit et illimité au catalogue de livres et de BD Toutapprendre riche de plus de 175 000 ouvrages en tout genre ( livres, BD, livres audios…). Une offre qui rencontre un franc succès. 79 % des bibliothèques départementales constatent une augmentation des inscriptions à leur offre en ligne, et 38 % pour les bibliothèques municipales et intercommunales.


“la lecture à la fois un plaisir solitaire et la fin de la solitude (…)”


Quoi qu’il en soit, sur papier ou sur un écran, tout le monde s’accorde à dire que la lecture a quelques vertus. Par exemple, « la transportation », le fait de se perdre dans un roman, décrite par la doctorante américaine en communication Melanie Green, nous rendrait plus empathique, plus créatif, et permettrait d’échapper au stress et à l’ennui.

L’auteur Eric-Emmanuel Schmidt estime quant à lui que « la lecture à la fois un plaisir solitaire et la fin de la solitude (…) En même temps ce n’est pas s’isoler de lire mais, au contraire, épouser le monde, voyager dans le temps, dans l’espace, à l’intérieur des peaux, des chairs, changer de sexe, d’âge. Il n’y a pas de voyage plus passionnant que la lecture ».

Un voyage auquel il faut initier les plus jeunes comme le rappelait Zep, le papa de Titeuf en 2017, dans les colonnes de la Dépêche. « Savoir lire, ça ouvre la porte vers tous les choix de lectures, et c’est très important d’acquérir cette première clé vers l’indépendance » estimait l’auteur aux 24 millions d’albums écoulés dans le monde, « Celui qui n’a pas accès à la lecture va être privé d’énormément de choses dans son enfance. Le monde imaginaire que tout enfant se construit, c’est par la lecture qu’il pourra le développer ». Alors, prenez soin de vous, lisez !

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19 janvier 2026
La charge mentale au travail ne relève ni du ressenti individuel ni d’un sujet de “bien-être” accessoire. Elle s’inscrit pleinement dans le champ des risques psychosociaux (RPS) et engage directement les responsabilités de l’employeur et du CSE en matière de prévention , de santé et de conditions de travail . Pour les élus de CSE et les professionnels RH, l’enjeu n’est pas seulement d’alerter, mais de structurer une démarche solide , juridiquement fondée, intégrée aux outils obligatoires et orientée vers l’organisation réelle du travail. Comprendre la charge mentale : bien plus que du stress Une surcharge cognitive durable La charge mentale correspond à l’effort cognitif, organisationnel et émotionnel nécessaire pour accomplir son travail. Elle augmente lorsque les exigences dépassent durablement les marges de manœuvre réelles du salarié. Selon ANACT, elle résulte notamment de : la densification du travail, la multiplication des interruptions, des priorités floues ou contradictoires, des outils numériques inadaptés, une pression temporelle constante. 👉 Elle se distingue du stress ponctuel par son caractère structurel et cumulatif . Source : https://www.anact.fr/charge-mentale-et-charge-de-travail Des risques avérés pour la santé et l’organisation Impacts pour les salariés Une charge mentale excessive peut entraîner : fatigue chronique et troubles du sommeil, perte de concentration, anxiété, irritabilité, épuisement professionnel. INRS rappelle que les RPS ont des effets documentés sur la santé mentale et physique. Source : https://www.inrs.fr/risques/psychosociaux.html Impacts pour l’entreprise À l’échelle collective, la surcharge mentale favorise : absentéisme, désengagement, erreurs, conflits, turnover. C’est précisément pour ces raisons qu’elle relève des missions du CSE. Intégrer la charge mentale dans le DUERP : une obligation légale Le DUERP, socle de la prévention Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est la pierre angulaire de la prévention. Depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021, il doit intégrer l’ensemble des risques , y compris psychosociaux, et être mis à jour régulièrement . La charge mentale ne peut donc pas rester hors du DUERP. Comment l’inscrire concrètement Erreur fréquente : inscrire une ligne vague du type “stress”. Bonne pratique : décrire les situations de travail réelles , par exemple : interruptions fréquentes (mails, messageries, sollicitations orales), surcharge informationnelle, délais incompatibles avec la qualité attendue, outils numériques instables ou multiples, injonctions contradictoires, intensification du travail à effectif constant. 👉 Plus le risque est décrit factuellement, plus il devient actionnable . Le rôle du CSE Le CSE est consulté sur les mises à jour du DUERP . Il peut : demander des compléments, contester une sous-évaluation, proposer des actions de prévention. Cadre légal : Code du travail, article L.4121-1 https://www.legifrance.gouv.fr CSE et CSSCT : organiser le travail pour être efficace Le rôle spécifique de la CSSCT Dans les entreprises d’au moins 300 salariés (ou par accord), la CSSCT prépare les travaux du CSE sur la santé, la sécurité et les conditions de travail. Sur la charge mentale, elle permet : une analyse approfondie, des auditions ciblées, la préparation de propositions structurées. Une articulation claire La CSSCT instruit . Le CSE délibère et vote . Déléguer l’instruction n’affaiblit pas le CSE, cela renforce la qualité des décisions. De la QVT à la QVCT : pourquoi la lettre “C” change tout Depuis l’ANI de 2020 et la loi de 2021, le cadre de référence est la QVCT – Qualité de Vie et des Conditions de Travail . Ce changement marque un recentrage : moins d’actions périphériques, plus de travail sur l’organisation réelle, les outils, les processus. 👉 La charge mentale est un sujet cœur de QVCT , pas un gadget. Objectiver la charge mentale : des outils de référence Le rapport Gollac Le rapport Gollac identifie six facteurs de RPS, dont plusieurs liés à la charge mentale : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité socio-économique. Source : https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_gollac.pdf Le modèle de Karasek Il mesure l’équilibre entre : demande psychologique, latitude décisionnelle (autonomie). Une forte demande avec peu d’autonomie est un facteur clé de surcharge. Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206143 Le modèle de Siegrist Il analyse le déséquilibre entre : efforts fournis, récompenses (reconnaissance, perspectives). Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206141 👉 Ces outils sont couramment utilisés dans les expertises RPS. Alerter, oui… mais au bon niveau juridique Les différents niveaux d’alerte Inscription à l’ordre du jour : discussion, demandes d’explication. Droit d’alerte atteinte aux droits : situations individuelles graves. Droit d’alerte danger grave et imminent (DGI) : à utiliser avec prudence, uniquement en cas de risque immédiat (ex. risque suicidaire). L’expertise pour risque grave Le CSE peut voter une expertise pour risque grave afin d’analyser l’organisation du travail et la charge mentale. Financement majoritairement à la charge de l’employeur. Télétravail : une charge mentale plus invisible À distance : les signaux faibles disparaissent, la surcharge est souvent réduite au temps de connexion, l’isolement augmente. Le rôle du CSE est de vérifier que les accords de télétravail intègrent : des mécanismes de suivi de la charge réelle, des temps de régulation collective, des règles claires de déconnexion. Source : https://www.anact.fr/teletravail-et-risques-psychosociaux Les risques psychosociaux liés à la fonction d’élu du CSE Une exposition spécifique aux RPS Être élu du CSE expose à : une surcharge cognitive (complexité juridique), des exigences émotionnelles élevées, des conflits de rôles (salarié / représentant), une pression temporelle constante, parfois une faible reconnaissance. Ces facteurs correspondent directement aux dimensions du rapport Gollac. La double contrainte salarié / élu La majorité des élus doivent : maintenir leur performance professionnelle, exercer leur mandat, répondre aux sollicitations des salariés, se former en continu. Cette double contrainte est un facteur classique de surcharge mentale. Les élus sont aussi couverts par la prévention Les principes de prévention s’appliquent à tous les salariés , y compris aux représentants du personnel. La charge mentale liée au mandat peut donc : être intégrée au DUERP, donner lieu à des mesures de prévention collective. Exemples : respect strict des heures de délégation, meilleure répartition des rôles, recours à des experts, reconnaissance explicite du rôle d’élu. Le paradoxe du CSE : prévenir sans s’épuiser Un point de vigilance : le CSE peut lui-même devenir un espace générateur de RPS si : les sujets lourds s’accumulent sans hiérarchisation, la charge émotionnelle n’est pas régulée, les élus ne posent pas de limites. Une prévention crédible passe aussi par une réflexion sur la charge mentale collective du CSE . Parce qu'une image vaut mille mots on vous a résumé ça en une infographie :
12 janvier 2026
La gestion des budgets du CSE fait partie des sujets qui cristallisent le plus de questions chez les élus, en particulier en début de mandat. Les règles existent, elles sont relativement stables, mais elles sont souvent mal comprises ou mal appliquées, faute de temps ou de formation. Résultat : des erreurs pourtant évitables, comme le mélange des budgets, des dépenses mal imputées ou une comptabilité tenue de manière trop approximative. Ce guide a pour objectif de poser un cadre clair. Il ne s’agit pas d’entrer dans un discours juridique complexe, mais de t’aider à comprendre comment fonctionnent les budgets du CSE, comment les organiser concrètement et comment respecter les obligations comptables sans alourdir inutilement le quotidien des élus. L’idée est simple : sécuriser la gestion financière pour mieux se concentrer sur l’essentiel, à savoir les actions au service des salariés.
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