Les accidents de la vie courante : adoptons les bons réflexes et les bons gestes dans notre quotidien !

Toutapprendre • 20 décembre 2021
Jeune homme devant un écran

Les Accidents de la Vie Courante, ou AcVC, représentent près de 20 000 décès chaque année en France. Nous pouvons tous être confrontés un jour ou l’autre à ce type de situation alors, autant s’y préparer du mieux possible, et cela commence par l’information. Les AcVC surviennent majoritairement au sein même de son domicile.


Comment les éviter ? Comment réagir ? On fait le point ! 


Que sont les accidents de la vie courante ?


Les accidents de la vie courante (AcVC) sont définis par l’Institut de veille sanitaire comme des traumatismes non intentionnels, qui ne sont ni des accidents de la route ni du travail. Ils sont généralement classifiés selon le lieu ou la manière dont ils se produisent. Toujours selon l’Institut de veille sanitaire, les AcVC se produisent en majorité à domicile (51 %), dans l’aire de jeux et de sport (17 %), dans la zone de transport (12 %) et le reste dans d’autres situations.

Tout le monde peut être concerné, puisqu’ils se manifestent par des chutes, des incendies, des suffocations ou encore des intoxications.

En réalité, le quart des accidents domestiques se produisent dans la cuisine et touchent les enfants, particulièrement âgés entre 1 et 4 ans.

Notons que les personnes âgées et les enfants sont les plus vulnérables et représentent une grande partie des victimes des AcVC. D’ailleurs, la moitié des accidents de la vie courante des personnes âgées entre 75 et 85 ans se produisent à l’intérieur de leur domicile.


Comment éviter les accidents de la vie courante ?


Les accidents de la vie courante peuvent survenir n’importe quand et n’importe où. Cependant, il est possible de les éviter ou du moins d’en limiter les conséquences néfastes en adoptant quelques gestes et bons réflexes qui sauvent.

Avant tout, comme ce sont les enfants et les personnes âgées qui sont les premières victimes de ces accidents, il convient de leur porter une attention particulière et de redoubler de vigilance à leur égard.

Pour les enfants, nous savons tous que la maison est leur terrain de jeu préféré. Pourtant, chaque année, ce sont près de 300 enfants qui tombent par la fenêtre, dont 20 % décèdent. Nous vous conseillons de recourir aux barrières de sécurité si vous avez des escaliers, d’éloigner vos enfants de la cuisine et de les tenir éloignés des produits chimiques et des fenêtres.

Pour les seniors, il faut faire en sorte de diminuer le risque de chute. Cela commence par une harmonisation du sol et pourquoi pas, adopter une moquette tout en veillant à ce qu’elle ne soit pas glissante. Il faut leur faciliter la circulation en dégageant les espaces et en rangeant leurs effets à la bonne hauteur.


Comment réagir lorsque nous sommes confrontés à un accident de la vie courante ?


Les bons réflexes sont importants. Si vous avez suivi une formation aux premiers secours, vous ne serez pas démunis. Le premier réflexe est de composer le numéro d’urgence en fonction du type d’accident de la vie courante : le 15 (urgences médicales), le 17 (la police), le 18 (les pompiers en cas d'incendie, d'électrocution ou de fuite de gaz) ou encore le 112 (numéro d’urgence dans toute l’Union européenne). 

Il est primordial de savoir garder son sang-froid : vous éviterez ainsi les risques de suraccident.

Éloignez la victime de la cause de danger tout en veillant à ne pas vous mettre en danger, et ce, avant l’intervention des secours.

Par exemple, en cas de chute, il est préférable que la victime se place elle-même dans la position la moins douloureuse. En la déplaçant vous-même, vous risquez d’aggraver sa blessure. En cas d’hémorragie, vous pouvez faire une compression à l’aide d’un tissu propre. Durant l’appel et avant qu’ils n’arrivent, les secours vous indiquent généralement ce qu’il faut faire en fonction de la situation décrite. 




Chez Toutapprendre…

Vous pouvez vous former aux gestes essentiels de premiers secours en suivant une formation secourisme en ligne. Vous pouvez également trouver sur notre site des cours de développement personnel et de relaxation, qui vous permettront de garder votre calme dans ce genre de situation.





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19 janvier 2026
La charge mentale au travail ne relève ni du ressenti individuel ni d’un sujet de “bien-être” accessoire. Elle s’inscrit pleinement dans le champ des risques psychosociaux (RPS) et engage directement les responsabilités de l’employeur et du CSE en matière de prévention , de santé et de conditions de travail . Pour les élus de CSE et les professionnels RH, l’enjeu n’est pas seulement d’alerter, mais de structurer une démarche solide , juridiquement fondée, intégrée aux outils obligatoires et orientée vers l’organisation réelle du travail. Comprendre la charge mentale : bien plus que du stress Une surcharge cognitive durable La charge mentale correspond à l’effort cognitif, organisationnel et émotionnel nécessaire pour accomplir son travail. Elle augmente lorsque les exigences dépassent durablement les marges de manœuvre réelles du salarié. Selon ANACT, elle résulte notamment de : la densification du travail, la multiplication des interruptions, des priorités floues ou contradictoires, des outils numériques inadaptés, une pression temporelle constante. 👉 Elle se distingue du stress ponctuel par son caractère structurel et cumulatif . Source : https://www.anact.fr/charge-mentale-et-charge-de-travail Des risques avérés pour la santé et l’organisation Impacts pour les salariés Une charge mentale excessive peut entraîner : fatigue chronique et troubles du sommeil, perte de concentration, anxiété, irritabilité, épuisement professionnel. INRS rappelle que les RPS ont des effets documentés sur la santé mentale et physique. Source : https://www.inrs.fr/risques/psychosociaux.html Impacts pour l’entreprise À l’échelle collective, la surcharge mentale favorise : absentéisme, désengagement, erreurs, conflits, turnover. C’est précisément pour ces raisons qu’elle relève des missions du CSE. Intégrer la charge mentale dans le DUERP : une obligation légale Le DUERP, socle de la prévention Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est la pierre angulaire de la prévention. Depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021, il doit intégrer l’ensemble des risques , y compris psychosociaux, et être mis à jour régulièrement . La charge mentale ne peut donc pas rester hors du DUERP. Comment l’inscrire concrètement Erreur fréquente : inscrire une ligne vague du type “stress”. Bonne pratique : décrire les situations de travail réelles , par exemple : interruptions fréquentes (mails, messageries, sollicitations orales), surcharge informationnelle, délais incompatibles avec la qualité attendue, outils numériques instables ou multiples, injonctions contradictoires, intensification du travail à effectif constant. 👉 Plus le risque est décrit factuellement, plus il devient actionnable . Le rôle du CSE Le CSE est consulté sur les mises à jour du DUERP . Il peut : demander des compléments, contester une sous-évaluation, proposer des actions de prévention. Cadre légal : Code du travail, article L.4121-1 https://www.legifrance.gouv.fr CSE et CSSCT : organiser le travail pour être efficace Le rôle spécifique de la CSSCT Dans les entreprises d’au moins 300 salariés (ou par accord), la CSSCT prépare les travaux du CSE sur la santé, la sécurité et les conditions de travail. Sur la charge mentale, elle permet : une analyse approfondie, des auditions ciblées, la préparation de propositions structurées. Une articulation claire La CSSCT instruit . Le CSE délibère et vote . Déléguer l’instruction n’affaiblit pas le CSE, cela renforce la qualité des décisions. De la QVT à la QVCT : pourquoi la lettre “C” change tout Depuis l’ANI de 2020 et la loi de 2021, le cadre de référence est la QVCT – Qualité de Vie et des Conditions de Travail . Ce changement marque un recentrage : moins d’actions périphériques, plus de travail sur l’organisation réelle, les outils, les processus. 👉 La charge mentale est un sujet cœur de QVCT , pas un gadget. Objectiver la charge mentale : des outils de référence Le rapport Gollac Le rapport Gollac identifie six facteurs de RPS, dont plusieurs liés à la charge mentale : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité socio-économique. Source : https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_gollac.pdf Le modèle de Karasek Il mesure l’équilibre entre : demande psychologique, latitude décisionnelle (autonomie). Une forte demande avec peu d’autonomie est un facteur clé de surcharge. Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206143 Le modèle de Siegrist Il analyse le déséquilibre entre : efforts fournis, récompenses (reconnaissance, perspectives). Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206141 👉 Ces outils sont couramment utilisés dans les expertises RPS. Alerter, oui… mais au bon niveau juridique Les différents niveaux d’alerte Inscription à l’ordre du jour : discussion, demandes d’explication. Droit d’alerte atteinte aux droits : situations individuelles graves. Droit d’alerte danger grave et imminent (DGI) : à utiliser avec prudence, uniquement en cas de risque immédiat (ex. risque suicidaire). L’expertise pour risque grave Le CSE peut voter une expertise pour risque grave afin d’analyser l’organisation du travail et la charge mentale. Financement majoritairement à la charge de l’employeur. Télétravail : une charge mentale plus invisible À distance : les signaux faibles disparaissent, la surcharge est souvent réduite au temps de connexion, l’isolement augmente. Le rôle du CSE est de vérifier que les accords de télétravail intègrent : des mécanismes de suivi de la charge réelle, des temps de régulation collective, des règles claires de déconnexion. Source : https://www.anact.fr/teletravail-et-risques-psychosociaux Les risques psychosociaux liés à la fonction d’élu du CSE Une exposition spécifique aux RPS Être élu du CSE expose à : une surcharge cognitive (complexité juridique), des exigences émotionnelles élevées, des conflits de rôles (salarié / représentant), une pression temporelle constante, parfois une faible reconnaissance. Ces facteurs correspondent directement aux dimensions du rapport Gollac. La double contrainte salarié / élu La majorité des élus doivent : maintenir leur performance professionnelle, exercer leur mandat, répondre aux sollicitations des salariés, se former en continu. Cette double contrainte est un facteur classique de surcharge mentale. Les élus sont aussi couverts par la prévention Les principes de prévention s’appliquent à tous les salariés , y compris aux représentants du personnel. La charge mentale liée au mandat peut donc : être intégrée au DUERP, donner lieu à des mesures de prévention collective. Exemples : respect strict des heures de délégation, meilleure répartition des rôles, recours à des experts, reconnaissance explicite du rôle d’élu. Le paradoxe du CSE : prévenir sans s’épuiser Un point de vigilance : le CSE peut lui-même devenir un espace générateur de RPS si : les sujets lourds s’accumulent sans hiérarchisation, la charge émotionnelle n’est pas régulée, les élus ne posent pas de limites. Une prévention crédible passe aussi par une réflexion sur la charge mentale collective du CSE . Parce qu'une image vaut mille mots on vous a résumé ça en une infographie :
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La gestion des budgets du CSE fait partie des sujets qui cristallisent le plus de questions chez les élus, en particulier en début de mandat. Les règles existent, elles sont relativement stables, mais elles sont souvent mal comprises ou mal appliquées, faute de temps ou de formation. Résultat : des erreurs pourtant évitables, comme le mélange des budgets, des dépenses mal imputées ou une comptabilité tenue de manière trop approximative. Ce guide a pour objectif de poser un cadre clair. Il ne s’agit pas d’entrer dans un discours juridique complexe, mais de t’aider à comprendre comment fonctionnent les budgets du CSE, comment les organiser concrètement et comment respecter les obligations comptables sans alourdir inutilement le quotidien des élus. L’idée est simple : sécuriser la gestion financière pour mieux se concentrer sur l’essentiel, à savoir les actions au service des salariés.
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