Les Français et les jeux vidéo

Toutapprendre • 4 mars 2022
Femme passant un entretien d'embauche

En 2021, plus de 38 millions de Français ont joué, au moins une fois, à un jeu-vidéo. Par ailleurs, une étude du « Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) » révèle que le nombre de joueurs réguliers a fortement augmenté ces dernières années.


Lors des confinements, les Français ont lutté contre l’ennui en se réfugiant notamment dans les jeux-vidéo ; un bon moyen également pour maintenir un lien social avec l’extérieur grâce aux jeux en ligne.

En France, des « gamers » de plus en plus nombreux


Depuis le début de la pandémie, il est compliqué de créer des liens avec les personnes qui nous entourent. Les confinements et la distanciation sociale n’aident pas. Les gens se sont donc réfugiés dans les jeux vidéo en ligne ou en réseau, l’occasion de faire partie d’une communauté avec un réel sentiment d’appartenance.

Les réseaux sociaux ont également connu cette nouvelle forme de sociabilité à travers de publications d’énigmes. Ces dernières consistent à faire réagir une communauté en créant une forme de lien social… en ligne.


Les « gamers » en chiffre

Même si la moyenne d’âge d’un « gamer » en France s’élève à 38 ans, nous retrouvons 71 % d’adultes contre 98 % d’enfants. Par ailleurs, 58 % des personnes interrogées sur les jeux vidéo se considèrent comme des joueurs réguliers. Ces derniers représentent 53 % d’hommes et 47 % de femmes.


Les jeux vidéo : un outil de socialisation grandissant


Beaucoup de personnes pensent à tort qu’un « gamer » est un adolescent enfermé dans sa chambre devant un écran ne faisant aucune véritable rencontre. En effet, les jeux vidéo sont parfois montrés du doigt à cause de l’isolement social qu’il peut provoquer chez certains. Pourtant, ils peuvent favoriser le lien social.

Au fil du temps, les jeux vidéo ont évolué, tout comme leur pratique. De nos jours, le jeu en ligne est accessible à tous et il est possible de jouer en ligne sur énormément de supports différents. C’est devenu une pratique que nous pouvons exercer avec d’autres individus, virtuellement. Tout comme il est possible de se rassembler avec d’autres joueurs lors de « compétitions de jeux vidéo ».


Des jeux vidéo pour toute la famille

Même si les jeux vidéo sont devenus un outil de socialisation grandissant, il n’est pas rare que certains jeunes se sociabilisent devant leurs écrans au détriment de leur vie familiale. Cependant, le jeu peut être utilisé pour construire des moments palpitants au sein de la famille. De nombreux jeux vidéo existent pour jouer à plusieurs, comme des courses de voitures, des combats, des matchs… L’occasion de passer une soirée en famille (ou entre amis) et de se retrouver autour d’un bon jeu.

« Aujourd’hui, le jeu vidéo est un véritable lien social » ; « On joue ensemble, les uns avec les autres, les uns contre les autres. On voit le plaisir de jouer ensemble. » assure Emmanuel Martin, délégué général du syndicat des éditeurs de logiciels.

 

L’essor de l’e-gaming en France et en Europe


Depuis de nombreuses années, une nouvelle discipline a su conquérir le monde : l’e-gaming. Elle a commencé à se développer en France dans les années 2010 et a été reconnue par l’État français en 2016.

En 2020, année dominée par la crise sanitaire et ses multiples restrictions, la consommation sur le marché mondial du jeu vidéo a progressé de 11 %, entraînant ainsi un chiffre d’affaires de 5,3 milliards d’euros. Les résultats d’une étude de la SELL portant sur le rapport des Français aux jeux vidéo viennent d’être publiés. Il a été démontré que l’hexagone compte le plus de joueurs en Europe, devant l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne.

Effectivement, 61 % des Français avouent jouer aux jeux vidéo, dont le plus grand nombre se situe dans la tranche d’âge 15-64 ans, placé au-dessus des 6-14 ans. Par ailleurs, cette même année a également vu l’essor de nouveaux usages, comme le cloud gaming, c’est-à-dire le jeu à la demande, en tout lieu et à tout moment.


Les championnats d’e-gaming

Les compétitions de jeux vidéo prennent de plus en plus d’ampleur à travers le monde entier. Qu’elles se déroulent en présentielles ou en ligne, elles ont toujours autant de succès et ne cessent de grandir dans la communauté des « gamers ». Par ailleurs, la professionnalisation de ce qui n’était autrefois qu’une passion a permis l’essor de tournois internationaux suivis par des millions de personnes..


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Intéressant, je peux tester ?
19 janvier 2026
La charge mentale au travail ne relève ni du ressenti individuel ni d’un sujet de “bien-être” accessoire. Elle s’inscrit pleinement dans le champ des risques psychosociaux (RPS) et engage directement les responsabilités de l’employeur et du CSE en matière de prévention , de santé et de conditions de travail . Pour les élus de CSE et les professionnels RH, l’enjeu n’est pas seulement d’alerter, mais de structurer une démarche solide , juridiquement fondée, intégrée aux outils obligatoires et orientée vers l’organisation réelle du travail. Comprendre la charge mentale : bien plus que du stress Une surcharge cognitive durable La charge mentale correspond à l’effort cognitif, organisationnel et émotionnel nécessaire pour accomplir son travail. Elle augmente lorsque les exigences dépassent durablement les marges de manœuvre réelles du salarié. Selon ANACT, elle résulte notamment de : la densification du travail, la multiplication des interruptions, des priorités floues ou contradictoires, des outils numériques inadaptés, une pression temporelle constante. 👉 Elle se distingue du stress ponctuel par son caractère structurel et cumulatif . Source : https://www.anact.fr/charge-mentale-et-charge-de-travail Des risques avérés pour la santé et l’organisation Impacts pour les salariés Une charge mentale excessive peut entraîner : fatigue chronique et troubles du sommeil, perte de concentration, anxiété, irritabilité, épuisement professionnel. INRS rappelle que les RPS ont des effets documentés sur la santé mentale et physique. Source : https://www.inrs.fr/risques/psychosociaux.html Impacts pour l’entreprise À l’échelle collective, la surcharge mentale favorise : absentéisme, désengagement, erreurs, conflits, turnover. C’est précisément pour ces raisons qu’elle relève des missions du CSE. Intégrer la charge mentale dans le DUERP : une obligation légale Le DUERP, socle de la prévention Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est la pierre angulaire de la prévention. Depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021, il doit intégrer l’ensemble des risques , y compris psychosociaux, et être mis à jour régulièrement . La charge mentale ne peut donc pas rester hors du DUERP. Comment l’inscrire concrètement Erreur fréquente : inscrire une ligne vague du type “stress”. Bonne pratique : décrire les situations de travail réelles , par exemple : interruptions fréquentes (mails, messageries, sollicitations orales), surcharge informationnelle, délais incompatibles avec la qualité attendue, outils numériques instables ou multiples, injonctions contradictoires, intensification du travail à effectif constant. 👉 Plus le risque est décrit factuellement, plus il devient actionnable . Le rôle du CSE Le CSE est consulté sur les mises à jour du DUERP . Il peut : demander des compléments, contester une sous-évaluation, proposer des actions de prévention. Cadre légal : Code du travail, article L.4121-1 https://www.legifrance.gouv.fr CSE et CSSCT : organiser le travail pour être efficace Le rôle spécifique de la CSSCT Dans les entreprises d’au moins 300 salariés (ou par accord), la CSSCT prépare les travaux du CSE sur la santé, la sécurité et les conditions de travail. Sur la charge mentale, elle permet : une analyse approfondie, des auditions ciblées, la préparation de propositions structurées. Une articulation claire La CSSCT instruit . Le CSE délibère et vote . Déléguer l’instruction n’affaiblit pas le CSE, cela renforce la qualité des décisions. De la QVT à la QVCT : pourquoi la lettre “C” change tout Depuis l’ANI de 2020 et la loi de 2021, le cadre de référence est la QVCT – Qualité de Vie et des Conditions de Travail . Ce changement marque un recentrage : moins d’actions périphériques, plus de travail sur l’organisation réelle, les outils, les processus. 👉 La charge mentale est un sujet cœur de QVCT , pas un gadget. Objectiver la charge mentale : des outils de référence Le rapport Gollac Le rapport Gollac identifie six facteurs de RPS, dont plusieurs liés à la charge mentale : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité socio-économique. Source : https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_gollac.pdf Le modèle de Karasek Il mesure l’équilibre entre : demande psychologique, latitude décisionnelle (autonomie). Une forte demande avec peu d’autonomie est un facteur clé de surcharge. Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206143 Le modèle de Siegrist Il analyse le déséquilibre entre : efforts fournis, récompenses (reconnaissance, perspectives). Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206141 👉 Ces outils sont couramment utilisés dans les expertises RPS. Alerter, oui… mais au bon niveau juridique Les différents niveaux d’alerte Inscription à l’ordre du jour : discussion, demandes d’explication. Droit d’alerte atteinte aux droits : situations individuelles graves. Droit d’alerte danger grave et imminent (DGI) : à utiliser avec prudence, uniquement en cas de risque immédiat (ex. risque suicidaire). L’expertise pour risque grave Le CSE peut voter une expertise pour risque grave afin d’analyser l’organisation du travail et la charge mentale. Financement majoritairement à la charge de l’employeur. Télétravail : une charge mentale plus invisible À distance : les signaux faibles disparaissent, la surcharge est souvent réduite au temps de connexion, l’isolement augmente. Le rôle du CSE est de vérifier que les accords de télétravail intègrent : des mécanismes de suivi de la charge réelle, des temps de régulation collective, des règles claires de déconnexion. Source : https://www.anact.fr/teletravail-et-risques-psychosociaux Les risques psychosociaux liés à la fonction d’élu du CSE Une exposition spécifique aux RPS Être élu du CSE expose à : une surcharge cognitive (complexité juridique), des exigences émotionnelles élevées, des conflits de rôles (salarié / représentant), une pression temporelle constante, parfois une faible reconnaissance. Ces facteurs correspondent directement aux dimensions du rapport Gollac. La double contrainte salarié / élu La majorité des élus doivent : maintenir leur performance professionnelle, exercer leur mandat, répondre aux sollicitations des salariés, se former en continu. Cette double contrainte est un facteur classique de surcharge mentale. Les élus sont aussi couverts par la prévention Les principes de prévention s’appliquent à tous les salariés , y compris aux représentants du personnel. La charge mentale liée au mandat peut donc : être intégrée au DUERP, donner lieu à des mesures de prévention collective. Exemples : respect strict des heures de délégation, meilleure répartition des rôles, recours à des experts, reconnaissance explicite du rôle d’élu. Le paradoxe du CSE : prévenir sans s’épuiser Un point de vigilance : le CSE peut lui-même devenir un espace générateur de RPS si : les sujets lourds s’accumulent sans hiérarchisation, la charge émotionnelle n’est pas régulée, les élus ne posent pas de limites. Une prévention crédible passe aussi par une réflexion sur la charge mentale collective du CSE . Parce qu'une image vaut mille mots on vous a résumé ça en une infographie :
12 janvier 2026
La gestion des budgets du CSE fait partie des sujets qui cristallisent le plus de questions chez les élus, en particulier en début de mandat. Les règles existent, elles sont relativement stables, mais elles sont souvent mal comprises ou mal appliquées, faute de temps ou de formation. Résultat : des erreurs pourtant évitables, comme le mélange des budgets, des dépenses mal imputées ou une comptabilité tenue de manière trop approximative. Ce guide a pour objectif de poser un cadre clair. Il ne s’agit pas d’entrer dans un discours juridique complexe, mais de t’aider à comprendre comment fonctionnent les budgets du CSE, comment les organiser concrètement et comment respecter les obligations comptables sans alourdir inutilement le quotidien des élus. L’idée est simple : sécuriser la gestion financière pour mieux se concentrer sur l’essentiel, à savoir les actions au service des salariés.
30 décembre 2025
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