Quels livres jeunesse mettre au chevet du lit de votre enfant ?

Toutapprendre • 10 novembre 2022
Si vous aimez lire, il y a de grandes chances que vous ayez envie de transmettre ce plaisir à vos enfants. Le confort d’une soirée à plonger dans le monde merveilleux des histoires et des romans, la joie de s’évader rien qu’en ouvrant un livre.

Cependant, les livres pour enfants sont particuliers. A chaque âge son besoin précis. En effet, un enfant change vite. Ses centres d’intérêts varient en même temps que sa croissance. Il faut être sûr de lui proposer un livre jeunesse qui correspond bien au stade de son développement.

Bien sûr, cela ne veut pas dire tomber dans le rigorisme, si votre enfant adore lire depuis petit, il pourra peut-être apprécier des histoires et des livres qui sont peut-être conseillés pour des enfants un peu plus âgés. L’essentiel est de connaître les recommandations de base, et ensuite, vous êtes le mieux placé pour les adapter en fonction du goût et des préférences uniques de votre enfant en matière de livres.

Comment choisir un livre jeunesse ? 


En plus des recommandations par âge ci-dessous, vous pouvez choisir un livre jeunesse en fonction du thème traité. Le monde de la littérature pour enfants était réputé pour être assez classique, mais les temps changent. Désormais, vous pouvez profiter d’un choix éditorial plus large qui permet de raconter des histoires beaucoup plus variées à vos enfants.

A travers des albums jeunesse, vous pourrez aborder les thèmes du féminisme ou du racisme avec vos enfants. Cela peut-être une façon de les sensibiliser au monde contemporain, en utilisant des images et des mots adaptés à leur âge. Ils pourront aussi commencer à apprendre les différentes cultures d’un pays à l’autre, et s’intéresser à toute la diversité, dont ils font partie. 

 

Bien sûr, la lecture pour les enfants peut être une partie de plaisir, mais elle peut aussi participer à son développement de citoyen et éveiller sa curiosité. 

 

Les livres jeunesse sont aussi une façon de faire rêver et d’apporter de l’évasion dans la vie de votre enfant. Mondes magiques, sagas fantastiques, autant de possibilités pour nourrir l’imaginaire foisonnant des petits et des grands. 

 

Pensez également à demander des conseils lecture dans les librairies indépendantes de votre choix. Les livres pour enfant incontournables sont mis en avant car c’est ce qui se vend le mieux, mais cela n’empêche pas votre libraire d’avoir des conseils personnels. Si votre enfant vous accompagne, il pourra même apprendre à demander des conseils lui-même et découvrir des albums et des livres qui collent parfaitement à ses envies.

Quel livre lire à quel âge ?


Le premier choix est logique : Si votre enfant ne sait pas lire, il préférera bien sûr des albums jeunesse riches en images et en couleurs. C’est une manière de l’accompagner dans son éveil et son développement. Pensez aux petits livres colorés et joyeux, qui accrocheront son regard et lui donneront envie de les lire et de les relire. Les enfants aiment aussi les livres avec des personnages récurrents, qu’ils pourront reconnaître facilement et avec qui ils auront l’impression de faire connaissance.

 

Vous pouvez également l’accompagner dans sa découverte de la lecture. Jusqu’à environ trois ans, vous pourrez compléter les albums jeunesse imagés avec des histoires que vous pourrez lire à haute voix. Pensez à choisir des histoires courtes car les petits n’ont pas une capacité d’attention aussi développée que les adultes. Cependant, vous pouvez déjà choisir des livres jeunesse bien écrits. C’est un âge d’apprentissage où le cerveau est une éponge, il peut tout à fait comprendre et retenir de jolis mots et de belles tournures de phrase. Le tout est d’avoir une histoire accessible, pour que l’enfant ne perde pas le fil. 

 

Jusqu’à trois ans, pensez également aux comptines avec des gestes pour le faire participer. La chanson est d’ailleurs une façon détournée d’attirer votre enfant vers la lecture. Pensez par exemple aux jolis textes chantés d’Anne Sylvestre et ses Fabulettes écrites pour les enfants. Si votre enfant apprécie de les écouter, il aimera aussi les lire. 

Quel livre jeunesse choisir si mon enfant est à l’école ?


C’est au début de la scolarité de votre enfant, quand il a entre 3 et 7 ans, que vous pourrez vraiment l’initier aux histoires et aux romans. Vous pouvez choisir de courts romans pour essayer toute une variété de style et de genre, ou opter pour une saga. L’avantage est que si votre enfant accroche, il est parti pour toute la série. C’est d’ailleurs une des raisons du succès de la saga littéraire qu’est Harry Potter : les enfants grandissent en même temps que les héros, en lisant un livre par an. 

 

Les contes qui font appel à l’imagination et à la rêverie sont aussi particulièrement adaptés. Les enfants y apprendront à s’émerveiller. De plus, ce genre littéraire est aussi une très bonne coupure avec la vie quotidienne et le rythme de l’école, une parenthèse enchantée. Pensez par exemple aux romans pour enfants de l’auteur britannique Roald Dahl. Icone des livres jeunesse, il a vu ses textes adaptés au cinéma - pensez à Matilda ou Charlie et la Chocolaterie, entre autres. Si votre enfant rechigne à lire mais qu’il a vu et apprécié l’un ou l’autre film, c’est une façon rusée de l’inciter à enfin ouvrir un roman, pour lui montrer que ça peut être vraiment très agréable (et pas seulement un devoir d’école). Les dessins animés Moomin peuvent aussi amener votre enfant à avoir envie de découvrir d’autres aventures de son autrice, Tove Jansson. Elle a en effet publié 10 histoires de Moomin, pour suivre les voyages de ces petits trolls dans la nature. 

 

Bien sûr, s’il est encore petit, il aura besoin de votre aide pour démarrer. Cela peut être l’occasion de créer des rituels de lecture entre vous, parent, et votre enfant. Vous pouvez par exemple lui lire le début d’un chapitre ou l’accompagner dans sa lecture, en répondant à ses questions sur le texte ou le vocabulaire. 

Quels livres lire à sept ans ? 


Si sept ans est un âge clé, c’est que c’est une période où l’enfant maîtrise bien la lecture et se sent plus confiant et à l’aise. Il peut lire sans l’aide de ses parents et vraiment plonger dans un roman. Son vocabulaire s’enrichit, il peut commencer à vraiment apprécier le style d’un texte, les jeux de mots. Vous pouvez opter pour des livres jeunesse plus longs, car votre enfant pourra rester concentré. Bien sûr, en fonction de ses envies, vous pouvez aussi lui proposer des romans qui sont encore imagés.

 

L’essentiel est de proposer des livres jeunesse qui plaisent à votre enfant. Il est assez grand pour être inclus dans le choix et donner son opinion. Ce n’est pas mieux pour son développement de choisir un long roman sans image qu’une courte histoire avec des dessins. Si vous le forcez à lire un ouvrage car “c’est ce qu’il faut faire”, mais qu’il n’en a pas envie, vous prenez le risque de lui faire perdre le goût de lire. 

Si vous pouvez faire la sélection d’ouvrages en sa compagnie pour qu’il se sente acteur de sa lecture, c’est idéal. Vous pouvez aussi laisser votre enfant choisir ses livres, et vérifier avant achat que le contenu vous convient

Les livres jeunesse peuvent aussi devenir de vrais alliés dans la croissance de votre enfant. Parfois, un enfant préférera trouver les réponses seul dans un livre que d’aller poser les questions à ses parents. Les livres peuvent donc l’aider à répondre aux questions sur le corps et la biologie en abordant les thèmes de la naissance, de la conception, de l’accouchement ou des menstruations. Ils lui seront également précieux s’il a des interrogations sur les rapports humains, les émotions et les sentiments, de l’amour à la mort, de la tristesse à l’amitié. 


Votre enfant a grandi ? Ou vous recherchez vous-même des livres pour adulte à lire ? Nous vous avons préparé un florilège des livres à absolument lire dans votre vie. Partez à l'aventure avec ces lectures passionnantes !

 

La beauté des livres jeunesse est de pouvoir parler de tous les thèmes de la vie, avec des mots adaptés à l’âge de votre enfant. Chez Toutapprendre, notre mission est de vous procurer les meilleurs livres de jeunesse en ligne pour vos enfants !

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19 janvier 2026
La charge mentale au travail ne relève ni du ressenti individuel ni d’un sujet de “bien-être” accessoire. Elle s’inscrit pleinement dans le champ des risques psychosociaux (RPS) et engage directement les responsabilités de l’employeur et du CSE en matière de prévention , de santé et de conditions de travail . Pour les élus de CSE et les professionnels RH, l’enjeu n’est pas seulement d’alerter, mais de structurer une démarche solide , juridiquement fondée, intégrée aux outils obligatoires et orientée vers l’organisation réelle du travail. Comprendre la charge mentale : bien plus que du stress Une surcharge cognitive durable La charge mentale correspond à l’effort cognitif, organisationnel et émotionnel nécessaire pour accomplir son travail. Elle augmente lorsque les exigences dépassent durablement les marges de manœuvre réelles du salarié. Selon ANACT, elle résulte notamment de : la densification du travail, la multiplication des interruptions, des priorités floues ou contradictoires, des outils numériques inadaptés, une pression temporelle constante. 👉 Elle se distingue du stress ponctuel par son caractère structurel et cumulatif . Source : https://www.anact.fr/charge-mentale-et-charge-de-travail Des risques avérés pour la santé et l’organisation Impacts pour les salariés Une charge mentale excessive peut entraîner : fatigue chronique et troubles du sommeil, perte de concentration, anxiété, irritabilité, épuisement professionnel. INRS rappelle que les RPS ont des effets documentés sur la santé mentale et physique. Source : https://www.inrs.fr/risques/psychosociaux.html Impacts pour l’entreprise À l’échelle collective, la surcharge mentale favorise : absentéisme, désengagement, erreurs, conflits, turnover. C’est précisément pour ces raisons qu’elle relève des missions du CSE. Intégrer la charge mentale dans le DUERP : une obligation légale Le DUERP, socle de la prévention Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est la pierre angulaire de la prévention. Depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021, il doit intégrer l’ensemble des risques , y compris psychosociaux, et être mis à jour régulièrement . La charge mentale ne peut donc pas rester hors du DUERP. Comment l’inscrire concrètement Erreur fréquente : inscrire une ligne vague du type “stress”. Bonne pratique : décrire les situations de travail réelles , par exemple : interruptions fréquentes (mails, messageries, sollicitations orales), surcharge informationnelle, délais incompatibles avec la qualité attendue, outils numériques instables ou multiples, injonctions contradictoires, intensification du travail à effectif constant. 👉 Plus le risque est décrit factuellement, plus il devient actionnable . Le rôle du CSE Le CSE est consulté sur les mises à jour du DUERP . Il peut : demander des compléments, contester une sous-évaluation, proposer des actions de prévention. Cadre légal : Code du travail, article L.4121-1 https://www.legifrance.gouv.fr CSE et CSSCT : organiser le travail pour être efficace Le rôle spécifique de la CSSCT Dans les entreprises d’au moins 300 salariés (ou par accord), la CSSCT prépare les travaux du CSE sur la santé, la sécurité et les conditions de travail. Sur la charge mentale, elle permet : une analyse approfondie, des auditions ciblées, la préparation de propositions structurées. Une articulation claire La CSSCT instruit . Le CSE délibère et vote . Déléguer l’instruction n’affaiblit pas le CSE, cela renforce la qualité des décisions. De la QVT à la QVCT : pourquoi la lettre “C” change tout Depuis l’ANI de 2020 et la loi de 2021, le cadre de référence est la QVCT – Qualité de Vie et des Conditions de Travail . Ce changement marque un recentrage : moins d’actions périphériques, plus de travail sur l’organisation réelle, les outils, les processus. 👉 La charge mentale est un sujet cœur de QVCT , pas un gadget. Objectiver la charge mentale : des outils de référence Le rapport Gollac Le rapport Gollac identifie six facteurs de RPS, dont plusieurs liés à la charge mentale : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, conflits de valeurs, insécurité socio-économique. Source : https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_gollac.pdf Le modèle de Karasek Il mesure l’équilibre entre : demande psychologique, latitude décisionnelle (autonomie). Une forte demande avec peu d’autonomie est un facteur clé de surcharge. Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206143 Le modèle de Siegrist Il analyse le déséquilibre entre : efforts fournis, récompenses (reconnaissance, perspectives). Source INRS : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206141 👉 Ces outils sont couramment utilisés dans les expertises RPS. Alerter, oui… mais au bon niveau juridique Les différents niveaux d’alerte Inscription à l’ordre du jour : discussion, demandes d’explication. Droit d’alerte atteinte aux droits : situations individuelles graves. Droit d’alerte danger grave et imminent (DGI) : à utiliser avec prudence, uniquement en cas de risque immédiat (ex. risque suicidaire). L’expertise pour risque grave Le CSE peut voter une expertise pour risque grave afin d’analyser l’organisation du travail et la charge mentale. Financement majoritairement à la charge de l’employeur. Télétravail : une charge mentale plus invisible À distance : les signaux faibles disparaissent, la surcharge est souvent réduite au temps de connexion, l’isolement augmente. Le rôle du CSE est de vérifier que les accords de télétravail intègrent : des mécanismes de suivi de la charge réelle, des temps de régulation collective, des règles claires de déconnexion. Source : https://www.anact.fr/teletravail-et-risques-psychosociaux Les risques psychosociaux liés à la fonction d’élu du CSE Une exposition spécifique aux RPS Être élu du CSE expose à : une surcharge cognitive (complexité juridique), des exigences émotionnelles élevées, des conflits de rôles (salarié / représentant), une pression temporelle constante, parfois une faible reconnaissance. Ces facteurs correspondent directement aux dimensions du rapport Gollac. La double contrainte salarié / élu La majorité des élus doivent : maintenir leur performance professionnelle, exercer leur mandat, répondre aux sollicitations des salariés, se former en continu. Cette double contrainte est un facteur classique de surcharge mentale. Les élus sont aussi couverts par la prévention Les principes de prévention s’appliquent à tous les salariés , y compris aux représentants du personnel. La charge mentale liée au mandat peut donc : être intégrée au DUERP, donner lieu à des mesures de prévention collective. Exemples : respect strict des heures de délégation, meilleure répartition des rôles, recours à des experts, reconnaissance explicite du rôle d’élu. Le paradoxe du CSE : prévenir sans s’épuiser Un point de vigilance : le CSE peut lui-même devenir un espace générateur de RPS si : les sujets lourds s’accumulent sans hiérarchisation, la charge émotionnelle n’est pas régulée, les élus ne posent pas de limites. Une prévention crédible passe aussi par une réflexion sur la charge mentale collective du CSE . Parce qu'une image vaut mille mots on vous a résumé ça en une infographie :
12 janvier 2026
La gestion des budgets du CSE fait partie des sujets qui cristallisent le plus de questions chez les élus, en particulier en début de mandat. Les règles existent, elles sont relativement stables, mais elles sont souvent mal comprises ou mal appliquées, faute de temps ou de formation. Résultat : des erreurs pourtant évitables, comme le mélange des budgets, des dépenses mal imputées ou une comptabilité tenue de manière trop approximative. Ce guide a pour objectif de poser un cadre clair. Il ne s’agit pas d’entrer dans un discours juridique complexe, mais de t’aider à comprendre comment fonctionnent les budgets du CSE, comment les organiser concrètement et comment respecter les obligations comptables sans alourdir inutilement le quotidien des élus. L’idée est simple : sécuriser la gestion financière pour mieux se concentrer sur l’essentiel, à savoir les actions au service des salariés.
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